Cession judiciaire

Définition et enjeux

Onésime Masselin,  Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

“ La cession judiciaire est un bénéfice que la loi accorde au débiteur malheureux et de bonne foi, auquel il est permis de faire en justice l'abandon de tous ses biens à ses créanciers, nonobstant toute stipulation contraire.
La cession judiciaire ne confère point la propriété aux créanciers ; elle leur donne seulement le droit de faire vendre les biens à leur profit, et d'en percevoir les revenus jusqu'à la vente.
”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ La cession judiciaire est par conséquent l'équivalent de la saisie, qui ne reçoit toute sa force que par la transcription ; dès lors, comment la cession pourrait-elle y demeurer étrangère? S'il y a, entre ces deux actes, une complète identité, rien n'autorise à établir entre eux une différence aussi marquée quant à la publicité destinée à les portera la connaissance des tiers.
Ces raisons sont plus spécieuses que solides. Il importe peu de démontrer que la cession de biens déplace le pouvoir d'aliéner.
”
Source : Gallica

Paul Pont,  Commentaire-traité des petits contrats… (1877-1878)

“ D'une part, a dit le Tribunat pour motiver la première addition, « ce n'est que pour éviter l'emprisonnement que les anciennes lois ont établi le remède de la cession judiciaire ; l'origine de cette cession n'a point et ne pouvait avoir d'autre cause : lorsque le débiteur n'est point contraignable par corps, l'abandon de ses biens en justice serait sans objet... : » par où l'on voit que la condition nécessaire pour que le débiteur puisse invoquer le bénéfice de la loi, c'est d'être soumis à la contrainte dont la cession est appelée à opérer la décharge. ”
Source : Gallica

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