Résumé

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Il est évident, en effet, que l'incapable devenu capable, qui a aliéné l'immeuble, s'est privé par là même du droit d'en disposer de nouveau, et, par conséquent, de valider la vente viciée qu'il a consentie pendant sa minorité. Il n'a plus aucun droit, il ne saurait donc, par sa seule volonté, rendre la vie à un acte frappé dès le principe dans son existence. L'acquéreur, au contraire, a acquis un droit de propriété qu'il a personnellement la faculté de faire valoir; il est, en un mot, un tiers au préjudice duquel l'incapable n'a pu faire aucun acte, ni accorder aucune ratification (1) . ”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Ce n'est pas le vendeur qui doit en principe faire transcrire la vente ; l'y contraindre sous peine de perdre son privilège, c'est le forcer à faire l'avance des droits de mutation , à exécuter l'obligation qui incombe à l'acquéreur.
Quand la loi impose une formalité à remplir, est-il naturel qu'elle n'accorde aucun délai pour son accomplissement, et qu'un vendeur, par exemple, doive, pour être tranquille , transcrire son acte avec une rapidité telle que personne ne puisse le devancer et qu'aucun acte ne puisse être transcrit avant le sien?
”
Source : Gallica

Fernand Verdier,  Transcription hypothécaire : explication théorique et pratique de la loi du 23 mars 1855… (1865)

“ Avec la transcription d'une vente verbale dont l'existence dépend d'une preuve postérieure excessivement chanceuse, cette certitude n'existe pas. Mais, dira-t-on, pourquoi sacrifier des droits qui peuvent être légitimes? Ainsi le veut la loi; les actes seuls sont transcrits. L'acheteur devait exiger un titre. En vain ajoutera-t-on qu'il se rencontrera peut-être un cas où, à raison de quelque événement extraordinaire, il a été impossible à l'acheteur d'obtenir un écrit; c'est là une exception, et les lois ne sont pas faites pour l'exception. Pour éviter un mal, il ne faut pas en créer un pire. ”
Source : Gallica

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