Résumé

Gabriel Demante Principes de l'enregistrement, en forme de commentaire de la loi du 22 frimaire an VII. Tome 1 (1888-1890)

« Lorsque des marchandises ne sont pas vendues en bloc, mais au poids, au compte ou à la mesure, la vente n'est point parfaite, en ce sens, que les choses vendues sont aux risques du vendeur jusqu'à ce qu'elles soient pesées, comptées ou mesurées ; mais l'acheteur peut en demander ou la délivrance, ou des dommages-intérêts, s'il y a lieu, en cas d'inexécution de l'engagement. »
La vente n'est point parfaite, elle est subordonnée à la vérification du poids, du compte ou de la mesure. Il n'y aurait donc pas lieu à la perception du droit proportionnel, si la vente seule était imposée.
Source : Gallica

Gabriel Demante Principes de l'enregistrement, en forme de commentaire de la loi du 22 frimaire an VII. Tome 1 (1888-1890)

Dans une vente de droits successifs, il est un cas, et c'est le plus fréquent, où l'impossibilité de désigner les meubles, et à plus forte raison de les évaluer article par article, est absolue ; c'est celui où l'hérédité est indivise. Le vendeur ignore et ne peut savoir quels biens composeront son lot ; le partage seul les lui fera connaître ; il serait absurde d'exiger de lui un détail que la nature des choses ne permet pas, et inique de le frapper d'un impôt considérable qui, dans la justice du législateur, est une peine infligée à la fraude ou du moins a pour objet de la prévenir.
Source : Gallica

Gabriel Demante Principes de l'enregistrement, en forme de commentaire de la loi du 22 frimaire an VII. Tome 1 (1888-1890)

C'est par application de ce principe qu'un acte de donation entre-vifs, émané du donateur seul, hors la présence et l'acceptation du donataire, n'est passible que d'un droit fixe, comme acte innomé. Un tel acte, qui n'opère encore aucune transmission, n'est pas l'opération tarifée par la loi sous le nom de donation entrevifs ; c'en est seulement le commencement et le projet.
De même si une promesse de payer est laissée au bon plaisir du soi-disant débiteur, l'obligation n'existe pas encore, puisqu'il faudra pour l'engendrer un nouveau mouvement de la volonté des parties.
Source : Gallica

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