Résumé

Léon Minot Les principes du droit fiscal… (1920)

Tout acte qui équivaudrait à la perception d'un impôt non établi ou à la remise totale ou partielle d'un droit exigible serait un empiètement sur le pouvoir législatif, puisque c'est à lui seul que la Constitution a délégué la mission « d'établir les contributions, d'en déterminer la nature, la quotité, la durée et le mode de perception ».
Les représentants du Trésor n'ont et ne peuvent avoir, dans les principes de notre droit public, qu'un seul pouvoir: celui d'appliquer les impôts établis par les lois existantes et d'en assurer le recouvrement.
Source : Gallica

Léon Minot Les principes du droit fiscal… (1920)

Puisque l'impôt de mutation par décès est une dette de l'hérédité, dette inhérente aux biens délaissés par le défunt et indépendante, quant à son exigibilité, de la qualité des personnes appelées à recueillir la succession, il importe peu que les héritiers soient connus ou inconnus, qu'ils acceptent ou qu'ils renoncent. La mutation passible de l'impôt n'en résulte pas moins du dessaisissement opéré par le décès dans la personne du défunt.
Source : Gallica

Léon Minot Les principes du droit fiscal… (1920)

La convention de mise sociale, dit la Cour, ne constitue pas une vente parfaite; si, par l'effet du partage ultérieur de l'actif, les immeubles tombent dans le lot de l'associé qui a fait l'apport, ils sont réputés n'avoir pas cessé d'être la propriété de celui-ci, d'après les articles 883 et 1872 du Code civil; il n'y a mutation que, quand la dissolution de la société arrivant, le partage attribue l'immeuble à un associé autre que celui qui en a fait l'apport.
Source : Gallica

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