Succession fiscale

Définition et enjeux

Achille Chéron La non-déduction du passif héréditaire en matière fiscale et les projets de réforme… (1900)

A nos yeux, l'impôt des succession est une rançon acquittée par l'individu pour hériter d'un bien qu'il n'a pas gagné par son travail ; la loi fait payer un droit en compensation de ce qu'elle donne dans le cas d'hérédité légale, ou de ce qu'elle permet, dans le cas de succession testamentaire.
Or ce qui est transmis à l'héritier, la valeur pour laquelle l'héritier doit une rançon comme prix de la protection sociale qui rend possible sans violence la dévolution des biens sur sa tête, n'est-ce pas la valeur réelle, déduction faite de tout le passif qui peut la grever ?
Source : Gallica

Achille Chéron La non-déduction du passif héréditaire en matière fiscale et les projets de réforme… (1900)

Une autre matière, très vaste, sollicita, au milieu du siècle, l'attention des juges : il arrive dans des cas nombreux en effet qu'un mandataire, un tuteur, un usufruitier, un dépositaire, un légataire, un comptable décèdent laissant dans leur succession des sommes d'argent ou des choses fongibles dont ils doivent raison à leur mandant, à leur pupille, au nu-propriétaire, au déposant, au bénéficiaire du legs. Ces sommes ou ces objets doivent-ils être considérés comme des charges de la succession au sens de la loi de frimaire et l'héritier doit-il en conséquence subir l'impôt sur ces valeurs ?
Source : Gallica

Achille Chéron La non-déduction du passif héréditaire en matière fiscale et les projets de réforme… (1900)

Si dans la succession qui vient à s'ouvrir, on n'a pas fait d'inventaire, si plus tard les héritiers ne font pas procéder à une vente publique, si les créances sont recouvrées sans difficulté à l'échéance, tout peut échapper à l'impôt et lui échappe en réalité le plus souvent
Source : Gallica

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