Hyacinthe Bélières

Résumé

Hyacinthe Bélières Impôt unique et progressif (1848)

On peut objecter en outre que l'impôt progressif, en diminuant le nombre des hommes opulents, augmentera celui des riches, et partant celui des oisifs qui consomment sans rien produire. Or tous ceux qui consomment sans produire sont une cause d'appauvrissement pour la nation. C'est le travail qui produit, c'est le travail qui féconde le capital, c'est le travail qui crée la vraie richesse d'un pays. Augmentez le nombre des oisifs : en diminuant la somme du travail, vous réduisez celle des richesses, vous appauvrissez la nation, vous aggravez la misère.
Source : Gallica

Hyacinthe Bélières Impôt unique et progressif (1848)

Il y a donc, pour l'impôt de répartition, solidarité entre les contribuables ; et l'intérêt général concourt à prévenir les erreurs et les injustices. Pour l'impôt de quotité, au contraire, il n'y a pas de solidarité : nul ne gagne ni ne perd à ce qu'un autre paie trop ou trop peu ; chaque contribuable se trouve isolé en face du fisc, d'un côté la fraude lui devient plus facile, et de l'autre l'oppression plus à craindre.
L'impôt progressif, qui est de quotité, prête donc beaucoup plus que l'impôt proportionnel à l'injustice et à l'erreur.
Source : Gallica

Hyacinthe Bélières Impôt unique et progressif (1849)

SYSTÈME D'IMPOT PROGRESSIF.
L'Impôt unique peut être proportionnel ou progressif: Il est proportionnel si un revenu deux fois plus fort qu'un autre paie une cote deux fois plus forte. Il est progressif si, le revenu doublant, la cote fait plus que doubler! Aujourd'hui la somme d'impôts de toutes sortes payée par le contribuable n'est ni proportionnelle ni progressive ; ou plutôt elle est progressive à rebours, progressive du riche au pauvre, progressive de l'opulence à là misère: plus est faible le revenu, plus est forte en proportion la part que lui enlève le fisc.
Source : Gallica

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