Résumé

Fontaine Conseils électoraux adressés au peuple travailleur… (1849)

Laissez-les vous dire que dans une république il y a beaucoup moins de luxe, conséquemment moins de travail que sous une royauté, car ils mentent encore : le luxe de toutes les monarchies de l'Europe réunies, n'approche pas de celui des républiques antiques; d'ailleurs, outre qu'une république vraie a de grandes fêtes nationales, et qu'elle fait construire des monuments grandioses, vous concevez que le luxe d'un despote et de sa cour ne peut se comparer à celui d'une nation entière qui vit et prospère heureuse et paisible.
Source : Gallica

Fontaine Conseils électoraux adressés au peuple travailleur… (1849)

Mais nous sommes des socialistes, ah oui! et nous nous en faisons gloire, car par socialisme nous n'entendons qu'une chose : la réforme des abus qui existent du haut en bas de l'échelle sociale; et nous ne pouvons avoir pour contradicteurs et pour ennemis sur ce terrain, que ceux qui profitent de ces abus; voilà pourquoi nous sommes, à leurs yeux, des révolutionnaires, et pourquoi nous le serons tant que nous n'aurons pas obtenu les réformes que nous demandons, car, pour nous, la révolution ne sera finie que quand il en aura été ainsi
Source : Gallica

Fontaine Conseils électoraux adressés au peuple travailleur… (1849)

Ceci vous explique aussi comment ils peuvent prétendre que nous sommes des anarchistes, des ennemis de l'ordre, car eux, par ordre, ils entendent la compression silencieuse du peuple, son obéissance absolue et sans discussion, dans les mille liens qui l'asservissent et le tiennent enchaîné ; ils entendent que rien ne sera changé à ce qui est, à ce qui existe, c'est-à-dire, aux monopoles, aux abus, aux privilèges qui causent tous nos maux, ils veulent que tout s'incline sous leur volonté appuyée, sur la force brutale de leurs polices et de leurs baïonnettes
Source : Gallica

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