Fontaine, Plaidoyer de Me Fontaine pour la "Quotidienne"… (1830)
“ Aujourd'hui le pouvoir fait son manifeste, il nous apprend ce qu'il entend par liberté de la presse ; vous lui répondrez que ce mot là n'est pas synonyme de servitude. Messieurs les jurés, autrefois, quand les rois montaient sur le trône, ils délivraient des coupables; vous, pour votre droit de joyeux avènement, vous ne condamnerez pas un écrivain irréprochable. Ah ! j'ai lu dans son coeur, et, quoi qu'en dise le Ministère public, j'y ai vu brûler la flamme sacrée de l'amour de la patrie. ”
