Pierre Joigneaux,
Lettres d'un paysan aux cultivateurs
(1849)
“ Attendons que le suffrage universel s'explique une troisième fois, et tenons-nous prêts. Ce jour-là, cultivateurs, mes amis, laissez vos charrues au bout du sillon, vos chevaux à l'écurie, vos boeufs à l'étable, et mettez vos guêtres neuves. Que le soleil donne ou que la pluie tombe, que vous soyez dispos ou ne le soyez pas , que la route soit langue ou courte, mauvaise ou bien gravelée , allez au scrutin tambour en tète et le drapeau de la République au vent. Ce ne sera pas une mince affaire que le prochain vote ; il ne s'agira ni plus ni moins que de sauver ou de perdre la France. ”
