Résumé

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Dernières lettres d'un paysan aux cultivateurs (1849)

Malheureusement, ils ne comprennent pas encore; ils sont jeunes en politique; on lés trompe comme des enfants; on les amuse avec des mots, et au lieu de voter pour des hommes qui ont les mêmes intérêts qu'eux, ils ont voté jusqu'ici pour des hommes qui ont des intérêts opposés. C'est comme si l'on chargeait une chèvre de garder un chou ou un loup de veiller sur un mouton.
— Erreur ne fait pas compte, dit l'un de nous.
— C'est vrai, répondis-je; mais, en attendant, le cultivateur pâtit et nous souffrons, nous, de la calomnie.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Dernières lettres d'un paysan aux cultivateurs (1849)

Voici d'abord Février, avec son enthousiasme, ses arbres de liberté et ses riantes promesses, puis les quarante-cinq centimes, cette giboulée de mars qui fane toutes les espérances et refroidit tout, puis Juin, sombre comme un crêpe. Ce n'est plus notre république d'amour et de bonheur, et l'on se demande dans nos campagnes quand viendra la belle, la bonne République, celle qui diminuera les impôts et ne tuera personne. Au second couplet, c'est la glace du désenchantement et le vote du 10 décembre, en souvenir d'un grand nom et aussi par dépit.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Joigneaux Pierre Joigneaux Dernières lettres d'un paysan aux cultivateurs (1849)

Si nous étions de leur avis, ils nous feraient place de suite dans le calendrier de leurs petits saints ; malheureusement, nous ne poussons pas la complaisance jusque-là; nous voulons des réformes sociales, c'est-à-dire des réformes qui soient profitables au pauvre sans écraser les riches ; nous voulons l'impôt progressif, non pas en allant de la richesse à la misère, mais en allant de la misère à la richesse, à savoir en remontant; nous voulons un gouvernement à bon marché.
Source : Gallica

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