Résumé

Albert Maurin Histoire de la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte… (1851)

Le peuple a trois mois de misère au service de la République ! L'échéance fatale était arrivée, et le peuple ne voyait point venir cette réforme toujours attendue. Les représentants de la France, égarés dans de stériles et vaines discussions, semblaient manquer à la tâche du suffrage universel. Soudain eut lieu cette prise d'armes à jamais douloureuse, sur laquelle la démocratie versera longtemps des larmes, et la guerre civile fit aux flancs de la patrie ces larges blessures qui saignent encore après trois rudes années. Le soleil de juin éclaira une lutte fratricide.
Source : Gallica

Albert Maurin Histoire de la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte… (1851)

Aux États-Unis, où la désagrégation des pouvoirs est un danger, nous comprenons la présidence; en France, où le péril est dans la concentration de ces pouvoirs, nous ne comprenons qu'une assemblée. Ainsi parlaient les adversaires de la présidence.
« Citoyens, s'écriait M. Félix Pyat dans la séance du 5 octobre, un président c'est un roi électif; par conséquent c'est un roi plus terrible, plus dangereux que les autres. Tout pouvoir divisé doit périr, ne l'oubliez pas; ne divisez donc pas le pouvoir. »
Source : Gallica

Albert Maurin Histoire de la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte… (1851)

Au même instant des flots de peuple ondulaient autour de la nouvelle salle des séances et du palais législatif, sur la place et dans la rue de Bourgogne, sur les quais, sur le pont, sur la place de la Concorde, qui fut une seconde fois baptisée de son nom par l'ivresse et la fraternité communes.
— 28 — Un enthousiasme universel agitait les masses, et c'était, du peuple à ses représentants, une sorte de courant électrique qui faisait battre tous les coeurs à l'unisson, qui agitait toutes les âmes d'une même pensée, qui versait les mêmes effluves sur toutes les têtes et dans tous les esprits.
Source : Gallica

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