Résumé

Le président de la république française… (1849)

Dès ce moment, l'élection de Louis-Napoléon à la présidence de la République parut assurée. Pourtant ses adversaires ne se tinrent pas pour battus ; tous les moyens furent mis en oeuvre pour enlever à ce généreux citoyen la popularité qu'il n'avait point recherchée et dont il se montrait si digne : des bouches impures formèrent un concert d'injures et de calomnies dirigées contre lui; de sales pamphlets, d'ignobles caricatures inondèrent le pays, en même temps que, par une manoeuvre plus habile que loyale, on poussait l'Assemblée nationale à s'attribuer la nomination du président.
Source : Gallica

Le président de la république française… (1849)

Le président de la République, les ministres, les agents et dépositaires de l'autorité publique sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de tous les actes du gouvernement et de l'administration.
Toute mesure par laquelle le président de la République dissout l' Assemblée nationale, la proroge, ou met obstacle à l'exercice de son mandat, est un crime de haute trahison.
Par ce fait, le président est déchu de ses fonctions ; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance ; le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale
Source : Gallica

Le président de la république française… (1849)

Restreindre dans de justes limites le nombre des emplois qui dépendent du pouvoir, et qui souvent font d'un peuple libre un peuple de solliciteurs ;
Éviter cette tendance funeste qui entraîne l'État à exécuter lui-même ce que les particuliers peuvent faire aussi bien et mieux que lui. La centralisation des intérêts et des entreprises est dans la nature du despotisme. La nature de la République repousse le monopole.
Source : Gallica

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