“ Même remarque pour la fanfaronnade, qui se vante de tout, et la dissimulation, qui ne dit pas les choses. Feindre d'avoir plus qu'on a, c'est de la fanfaronnade ; feindre d'avoir moins, c'est de la dissimulation. ”
Fanfaronnade
Définition et enjeux
Citations sur la fanfaronnade
Reinhard Scheer,
Mémoires de l'amiral Scheer, commandant en chef de la flotte allemande de haute mer pendant la…
(1924)
“ On l'a fait habilement, et avec succès. Nous appelons fanfaronnade ce qui, pour l'Anglais, est simple aveu d'une conviction intime ou moyen naturel d'atteindre son but. Rappelons des aphorismes comme We have the ships, we have the men, we have the money too, les noms de quelques bateaux de guerre Irrésistible, Invincible, Indomitable, Formidable, et tant d'autres indices analogues. ”
Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ On est fanatique aussi pour un parti, pour une opinion. — Fanatisme, fanatiser. — La rac. de l'adj. lat. est fanum, temple, lequel lui-même vient d'un vieux verbe fano (gr. çwu) , qui, selon Varron, signifie réciter des paroles de consécration : locus tcmplo effalus, dit Tite Live, parlant du fanum. FANER, voy. Foin. FANFARE, musique joyeuse et bruyante. —Fanfaron , fier, orgueilleux, qui chante son mérite ; fanfaronnade. Ces mots, auxquels on peut joindre forfanterie, se rapportent évidemment à fari, avec une sorte de redoublement de Vf, par onomatopée. ”
Coblentz, Rome et les chambres… (1830)
“ Pour eux, ils rêvent sans cesse aux avantages qu'ils ont perdus. Toute leur ambition est de les ressaisir; tous les moyens de parvenir à ce but leur semblent bons : bassesse, hypocrisie, bigotisme, faux dévouement, caresses perfides, ils ne négligent rien; ils vont même jusqu'à la fanfaronnade, à l'insolence, afin de persuader qu'ilsont la force; mais on connaît leurs antécédents, on les observe; l'oeil de la méfiance les poursuit incessamment dans leur marche, tantôt audacieuse, tantôt hypocrite et tortueuse ; ils ne peuvent échapper à l'investigation qui les entoure ”
P.-J. Stahl,
La vie à Paris : chroniques du Figaro…
(1858)
“ Toutes les fanfaronnades, toutes les crâneries tombent devant l'échafaud; — ces hommes ont peur de leur propre sang; - ils dépouillent leur nature féroce; — soutenus par la religion, ils cherchent à tâtons la lueur vacillante d'une autre vie. ”
Jean de La Fontaine,
Fables de La Fontaine
(1860)
“ Enseigne-moi de grâce, De mon voleur, lui dit-il, la maison; Que de ce pas je me fasse raison. Le berger dit : C'est, vers cette montagne. En lui payant de tribut un mouton Par chaque mois, j'erre dans la campagne Comme il me plait; et je suis en repos. Dans le moment qu'il tenait ces propos, Le lion sort, et vient d'un pas agile. Le fanfaron aussitôt d'esquiver (1) : O Jupiter, montre-moi quelque asile, S'écria-t-il, qui me puisse sauver! La vraie épreuve du courage N'est que dans le danger que l'on touche du doigt. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Ainsi tel homme est pour nous un fanfaron, qui ne l’étoit point pour son siecle, & qui ne le seroit point aujourd’hui pour sa nation. Il y a des peuples fanfarons. La fanfaronade est aussi dans le ton. ”
Jean de La Fontaine,
Fables de La Fontaine
(1867)
“ Un seul vit des voleurs ; et se sentant presser, Il mit entre eux et lui cette onde menaçante. Ce n'étoit que menace et bruit sans profondeur : Notre homme enfin n'eut que la peur. Ce succès lui donnant courage, Et les mêmes voleurs le poursuivant toujours, Il rencontra sur son passage Une Rivière dont le cours, Image d'un sommeil doux, paisible, et tranquille, Lui lit croire d'abord ce trajet fort facile : Point de bords escarpés, un sable pur et net. Il entre ; et son cheval le met A couvert des voleurs, mais non de l'onde noire : Tous deux au Styx allèrent boire ”
Jean de La Fontaine,
Œuvres complètes de La Fontaine
“ Crantor d’un bras nerveux lance un dard à la beste : Elle en fremit de rage, écume, et tourne teste, Et son poil herissé semble de toutes parts Presenter au chasseur une forest de dards. Il n’en a point pourtant le cœur touché de crainte. Par deux fois du Sanglier, il évite l’atteinte ; Deux fois le Monstre passe, et ne brise en passant Que l’épieu dont Crantor se couvre en cet instant. Il revient au chasseur, la fuitte est inutile ; Crantor aux environs n’apperçoit point d’asile [53] : En vain du coup fatal il veut se détourner ”
“ Il les met en fuite, les pousse contre terre, les serre vivement, brise leurs vaisseaux, et fait un grand carnage de ceux qui se jetaient à la mer pour lui échapper. Pharnabaze, qui était venu à leur secours avec son armée de terre, et qui combattait du rivage pour sauver leurs vaisseaux, ne put empêcher que les Athéniens ne s’emparassent de trente bâtiments ennemis, et ne reprissent ceux qu’on leur avait enlevés. Après quoi ils érigèrent un trophée pour consacrer cette victoire. ”
Denis Diderot,
Œuvres complètes de Diderot
“ Ces fanfarons sont détestés par nos sages, et le méritent : ils n’ont aucune marche arrêtée ; ils passent et repassent d’une allée dans une autre. Ils se font porter dans celle des épines, lorsque la goutte les prend : à peine est-elle passée, qu’ils se précipitent dans celle des fleurs, d’où la tocane nous les ramène : mais ce n’est pas pour longtemps. Bientôt ils iront abjurer aux pieds des guides tout ce qu’ils avançaient parmi nous, prêts néanmoins à s’échapper de leurs mains, si l’âcreté des remèdes leur porte à la tête de nouvelles vapeurs. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Chaque rangée de fanons est un peu courbe en dedans, et prend, vers les lèvres, la figure d’une demi-lune. Le fanon est large dans l’endroit où il tient à la mâchoire, et garni de nerfs durs et blancs vers la racine ; on peut mettre la main entre deux fanons. Les nerfs blancs peuvent se manger dans leur fraîcheur ; ils ne sont pas coriaces, et se rompent facilement ; mais en vieillissant ils prennent une fort mauvaise odeur. Dans les parties les plus larges du fanon, qui sont vers la racine, il croît d’autres petits fanons, comme on voit de petits et de grands arbres entremêlés dans une forêt. ”
Henri de Bornier,
La Lizardière : roman contemporain…
(1883)
“ La Flanconnade !.. autrement dit le coup porté au flanc; il y a en face une estampe qui démontre le coup mieux encore que le texte. Vois-tu, ami Jean, les maîtres d'armes contemporains, les Grisier, les Bertrand, les Lozès, les Robert, ont inventé un tas de coups nouveaux ornés de noms à effet, tels que le double dégagement en marchant, par exemple. Pas un ne vaut l'antique et naïve flanconnade. droit à la ceinture, au flanc ! ”
Marie-Anne Robert, Les Voyages de Milord Céton dans les sept Planettes
“ Je connois Fanfaronnet, & je puis vous protester qu’il a trop d’amour pour la vie pour s’exposer aux hasards qu’on lui reproche d’être défunt. Je suis fort assuré qu’il va attendre des lettres du dieu mars, qui lui indiquent l’heure à laquelle il doit commencer notre combat. Le baron n’est pas de ces gens qui cherchent à mourir promptement pour en être plutôt quitte : il n’est point du tout pressé d’aller visiter le sombre manoir. ”
Jean de La Fontaine,
Fables
(1906)
“ Maître Gille enfin, en passant, Va saluer son excellence. L'autre était préparé sur la légation : Mais pas un mot. L'attention Qui! croyait que les dieux eussent à sa querelle, N'agitait pas encor chez eux cette nouvelle. Qu'importe à ceux du firmament Qu'on soit mouche ou bien éléphant ? Il se vit donc réduit à commencer lui-même. Mon cousin Jupiter, dit-il, verra dans peu Un assez beau combat, de son trône suprême ; Toute sa cour verra beau jeu. Quel combat ? dit le singe avec un front sévère. L'éléphant repartit : Quoi ! vous ne savez pas Que le rhinocéros me dispute le pas ”
Jean Féron,
L’homme aux deux visages
“ Que dire à cette belle femme qu’il avait aimée et qui, à présent, le tenait dans un piège fort savamment préparé. Si sa bouche ne peut émettre une parole ou un son, il a du moins ses yeux, et de ses regards sanglants il foudroie cette femme. Elle se met à rire et fait un signe aux quatre hommes qui se penchent sur Flandrin. On le soulève, on le porte à la fenêtre et, là, v’lan ! on le jette « pardessus bord » ! Quelle plongée pour Flandrin. Pour un peu il croirait tomber en enfer ! Il descend avec une vitesse qui lui donne vertige et nausée et va s’abattre sur un tas de fumier jeune et chaud. ”
Anatole France,
La Vie en fleur
(1925)
“ A un certain égard , elle n' avait pas tort : Fontanet ne faisait jamais de sottises , mais , volontiers , il en faisait faire aux autres . Ma mère ne pouvait pas pénétrer le caractère de Fontanet , qui se montrait toujours à son avantage devant elle et déployait ce qu' il faut d' hypocrisie pour obtenir l' estime du monde . Nous profitâmes de cette confiance pour aller visiter la veuve Bargouiller . La rue de Rennes n' était pas encore percée et l' on pénétrait dans la cour du Dragon par une rue étroite , sous une voûte où se tordait un effroyable dragon . ”
Adolphe Badin, Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l’Expédition
“ Ce qu’ils redoutent le plus, c’est le fafondro, le canon. Rien ne les impressionne, ne les terrifie autant. Le premier coup de canon leur fait faire demi-tour, le second les met en fuite, le troisième transforme leur retraite en déroute. ”
Jean de La Fontaine,
Fables de La Fontaine
(1889)
“ « Oh! dit-il, j'en fais faire autant Qu'on m'en fait faire! Ma présence Effraye aussi les gens! je mets l'alarme au camp! Et d'où me vient cette vaillance? Comment! des animaux qui tremblent devant moi! Je suis donc un foudre de guerre! Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre, Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi. » XXIII L'ANE ET LE PETIT CHIEN Ne forçons point notre talent, Nous ne ferions rien avec grâce. Jamais un lourdaud, quoi qu'il fasse, Ne saurait passer pour galant. Peu de gens, que le Ciel chérit et gratifie, Ont le don d'agréer infus avec la vie. ”
Jean Féron,
Les trois grenadiers
“ Ne crains pas pour ta vie, attendu que tu en es le maître suprême, du moins pour le présent. Je te jure que ce n’est pas moi qui te l’ôterai. Suis-moi donc ! Et le spadassin marcha vers la porte. Le garde comprit sans doute qu’il n’était pas libre de faire à sa volonté, et il suivit celui qu’il sentait maintenant comme son maître. Flambard conduisit le jeune homme à la case de Pertuluis et Regaudin. Mais le garde, à la vue des deux grenadiers et surtout après avoir surpris la besogne qu’ils étaient en train de faire, se troubla, pâlit, recula et voulut prendre la fuite. ”
Jean Giraudoux,
Fontranges au Niagara
“ Les remèdes qu’imaginait Fontranges étaient toujours appropriés aux circonstances, c’est-à-dire bien peu appropriés aux hommes. Alors qu’il savait les potions, les tours et les trucs ancestraux pour les fluxions des chevaux et les éventrements des chiens, la souffrance humaine lui paraissait tellement liée à la belle entreprise humaine, tellement tenir de la guerre et du duel, que c’était une arme et non un remède qu’il avait envie de tendre à chaque malade luttant pour sa vie. ”
Jean de La Fontaine,
Œuvres complètes de La Fontaine
“ L’un luy presente un dard, l’autre un trait luy décoche : Le fer, ou se rebouche, ou ne fait qu’entamer Sa peau que d’un poil dur le Ciel voulut armer. Il se lance aux épieux, il previent leur atteinte ; Plus le peril est grand, moins il montre de crainte. C’est ainsi qu’un guerrier pressé de toutes parts Ne songe qu’à perir au milieu des hazards : De soldats entassez son bras jonche la terre ; Il semble qu’en luy seul se termine la guerre : Certain de succomber, il fait pourtant effort, Non pour ne point mourir, mais pour vanger sa mort. ”
Jean de La Fontaine,
Œuvres complètes de La Fontaine
“ Céladon, Céladon, il est un dieu vengeur. PHILIS Ne le soupçonnez pas, ma sœur. ASTRÉE Voici pourtant ses traits, peux-tu les méconnaître ? PHILIS Je connais encore mieux son cœur ; Tout m'est suspect, tout vous doit l'être Quelque ennemi secret vient d'imiter sa main. ASTRÉE Dédiras-tu nos yeux, qui l'ont vu ce matin Embrasser les genoux d'Aminte ? PHILIS C'est un reste de feinte ; Vous-même avez pu voir avec quelle contrainte Il feignait des transports qu'il ne pouvait sentir. Qu'un véritable amant a de peine à mentir ! ASTRÉE Eh ! ”
Jean Féron,
Les trois grenadiers
“ Si nous voulons réussir et sauver notre pays, il importe d’écarter les traîtres. N’est-ce pas, Flambard ! — Je suis avec vous, Capitaine, répondit le spadassin sur un ton ferme. — Je le suis également, s’écria vivement le vicomte. Je vous soumets seulement les difficultés qui se présentent devant les projets que vous élaborez. Tant mieux si vous croyez surmonter ces difficultés et si vous réussissez à faire disparaître ceux que vous appelez des traîtres, et qui le sont effectivement, mais que d’occultes influences protègent. ”
Jean Féron,
Les trois grenadiers
“ Le spadassin sourit candidement, referma la porte et se rassit. — Donc, madame, reprit-il, cela veut dire que je suis ici présentement chez moi, en ce sens que je me permettrai d’y demeurer bien tranquille aussi longtemps qu’il me plaira. Mme Péan se mit à pleurer, non de chagrin, mais de rage impuissante. Encore une fois elle était au pouvoir de cet homme terrible qu’était le grenadier Flambard, cet ennemi tenace, irréductible, dont elle devinait la puissance. Oui, comme elle le pensait, cet homme finirait par écraser un jour tous ceux qui s’étaient heurtés à lui. ”
Jean le Rond d’Alembert,
L’Encyclopédie, 1re éd.
“ Il y a tel discours héroïque, qu’un mot ajoûté ou changé, feroit dégénérer en fanfaronade ; & réciproquement, il y a tel propos fanfaron, qu’une pareille correction rendroit héroïque. Il y a plus, le même discours dans la bouche de deux hommes différens, est un discours élevé, ou une fanfaronade. On tolere, on admire même dans celui qui a par-devers soi de grandes actions, un ton qu’on ne souffriroit point dans un homme qui n’a rien fait encore qui garantisse & qui justifie ses promesses. Je trouve en général tous nos héros de théatre un peu fanfarons. ”
Angélique Arnaud, La cousine Adèle (1879)
“ C'est moi, mademoiselle Fanchette ; ne vous fàchez pas ! – Ah ! c'est vous, m'sieu Olivier ? Une belle heure, ma fion ! Qu'est-ce qui vous prend de venir comme ça éveiller les gens qui dorment tranquillement ? – Je n'éveille que les paresseux qui s'endorment trop tôt. – Tais !. dit Fanchon, toujours derrière la porte, vous êtes cocasse encore, vous ! Du moment que les réverbères sont éteints, c'est qu'il est au moins dix heures ! – C'est que les réverbères de Saint-X*** sont aussi des langoureux ; mais ça ne fait rien, Fanchette, puisque Bornas n'a pas éteint sa lampe. ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ Arrivé sur le champ de bataille, le sort ayant donné le premier feu à son adversaire, il se met tranquillement au blanc, reçoit le coup mortel, et tombe en disant : « Je devais pourtant danser ce soir. » Rapporté sans connaissance chez M. de Fontanes, on sait qu’il y rentra à la lueur des flambeaux déjà allumés pour la fête. Lorsqu’il revint à lui, on lui demanda le nom de son adversaire : « Cela ne se dit pas, répondit-il en souriant ; seulement c’est un homme qui tire bien. » M. de Saint-Marcellin ne se fit jamais d’illusion sur son état : il sentit qu’il était perdu ”
Jean de La Fontaine,
Œuvres complètes de La Fontaine
“ Tantost picque l’échine, et tantost le museau, Tantost entre au fond du nazeau. La rage alors se trouve à son faiste montée. L’invisible ennemy triomphe et rit de voir Qu’il n’est griffe, ny dent en la beste irritée, Qui de la mettre en sang ne fasse son devoir. Le mal-heureux Lion se déchire luy-mesme, Fait resonner sa queuë à l’entour de ses flancs, Bat l’air qui n’en peut mais, et sa fureur extrême Le fatigue, l’abat ; le voila sur les dents. L’insecte du combat se retire avec gloire : Comme il sonna la charge, il sonne la victoire ”
Roger de Beauvoir,
Les armes et le duel. [précédé de Notice sur l'auteur…
(1864)
“ Dans cette circonstance, la flanconnade sera toujours, comme attaque, employée avec avantage et avec un succès plus grand lorsqu'elle sera faite en riposte. Il ne faut pas entraîner l'épée ennemie dans la ligne d'octave en dehors, c'est du temps perdu ; c'est chercher une opposition que l'on tient; c'est chercher l'épée ennemie dans son fort, que de se porter en octave ; enfin c'est faire passer l'épée de l'adversaire devant soi, ce qui est fort dangereux. ”
Jean Féron,
L’homme aux deux visages
“ Tout de même, dût la chose se produire avec certitude, Flandrin aurait préféré être capitaine sous M. de Frontenac qui était bien plus grand seigneur que François Perrot. Enfin, on ne prend que ce que l’on peut attraper ! Et puis restait à Flandrin une satisfaction, celle de voir que sa vengeance commençait. Au fond, pour dire toute la vérité, Flandrin ne tenait plus beaucoup à se venger de M. de Frontenac. Il y avait trois autres personnages qui attisaient beaucoup plus sa rancune et c’étaient cette coquine de Lucie et ses deux acolytes. ”
