Henri de Bornier,
La Lizardière : roman contemporain…
(1883)
“ Ces pierres, ces murs où est le blason de mes ancêtres, ces tombes où sont leurs restes, n'ont rien qui puisse vous tenir au cœur ; elles tiennent au mien comme si elles étaient ma vie. Voilà plus d'un an que la tombe de ma mère n'a plus son bouquet de bruyères et de fleurs sauvages. Rendez-moi cette tombe, mademoiselle. Raymonde sembla hésiter, mais elle regarda Jean de nouveau, et répondit d'une voix sourde: - Non, monsieur ! - Je n'insiste plus, mademoiselle ; aussi bien, c'était déjà trop pour ma dignité. Je vous laisse avec ma cousine ; il y a des tristesses qui veulent être solitaires. ”
