Résumé

Portrait de Théodore Labourieu Théodore Labourieu Les Carrières d'Amérique, par Théodore Labourieu… (1868)

« Si tu livres mademoiselle de Saint-Maxent à Saint-Sernay, je suis à toi! » Oh! alors tu m'aimais?
— Et, continua la comtesse, si Saint-Sernay connaissait comme Bouillé cette particularité de ta vie, serais-tu considéré toujours par lui comme un honnête homme ?
— Oh! lâches! lâches que vous êtes! exclama Jean, se démenant sur son siége devant les deux femmes, le visage livide et couvert de sueur.
— A propos, reprit la comtesse, en changeant de ton, avec une apparente négligence, tandis que la Gros-Gaillard se reculait à la portière, près de Tamerlan en observation.
Source : Gallica

Portrait de Théodore Labourieu Théodore Labourieu Les Carrières d'Amérique, par Théodore Labourieu… (1868)

Voici ce que vous me proposez : donner à votre complice le moyen de s'assurer une autorité incontestable sur Francine, et de se faire épouser de Saint-Sernay pour avoir un jour toute la fortune de Fitz-Merald? Eh bien! jamais, non jamais je n'écrirai volontairement une déclaration semblable,
— Alors tu préfères voir mourir Francine? tu préfères à ta liberté une prison éternelle?
— Je ne veux plus être lâche ; vous me disiez aussi, il y a quinze ans, que, de l'abandon de cette enfant, dépendait l'honneur, le repos de Fitz-Merald, vous me mentiez!
Source : Gallica

Portrait de Théodore Labourieu Théodore Labourieu Les Carrières d'Amérique, par Théodore Labourieu… (1868)

Jean courba la tète avec confusion et tristesse.
— Oui, votre cousin, dit cet homme, votre sosie, votre rival, qui, il y a quinze ans, aima la même femme, notre chère cousine de Saint-Maxent.
— O misérable ! misérable ! tout ton sang paiera cette injure ! s'écria le marquis s'élançant contre son sosie, calme, ironique et les bras croisés devant lui.
— Rentrez dans cette maison, mademoiselle, commanda Jean en désignant à Francine l'habitation d'en face.
Source : Gallica

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