Fortuné Du Boisgobey,
Le Pouce crochu
“ Un bonheur n’arrive jamais seul. Son premier regard tomba sur une grosse lanterne posée sur une barrique. Il tremblait que cette lanterne ne fût vide, mais en l’ouvrant, il vit qu’elle était pourvue d’une longue bougie presque intacte qu’il s’empressa d’allumer. — Sauvés ! murmura-t-il. Et il courut secouer son père, qui se réveilla en sursaut et se mit sur pied avec la vivacité d’un homme convaincu qu’on vient l’égorger. Courapied se mit en garde avec ses poings, la seule arme dont il pût disposer. — N’aie pas peur, père, c’est moi, lui dit Georget. ”
