Résumé

Gaston Escudier Les saltimbanques : leur vie, leurs moeurs (1875)

La parade vient ensuite, comme argument, renforcer l'exorde du saltimbanque.
Tous les sujets de la troupe s'alignent alors sur les tréteaux, et en avant la musique !
Hommes, femmes, en maillots à paillettes,
enfants, musiciens costumés en sauvages, tout ce monde se démène : on dirait d'une armée de diables. Le silence se rétablit subitement, et
le chef de la baraque, entonnant un immense porte-voix dont la forme ressemble quelque peu aux trompettes du jugement dernier, répète le fameux : « Entrez ! » Et la foule de se précipiter, véritables moutons de Panurge, derrière les allumeurs.
Source : Gallica

Gaston Escudier Les saltimbanques : leur vie, leurs moeurs (1875)

Un industriel avait élevé une immense baraque, décorée de vastes toiles peintes, comme c'est d'usage. Sa femme était au contrôle ; deux domestiques nègres distribuaient des programmes,
et l'industriel lui-même, sur les marches de la loge, appelait les curieux d'une voix de Stentor; il
les engageait à venir admirer plusieurs merveilles extraordinaires, insensées, étourdissantes, inouïes, merveilles que l'on n'avait jamais vues depuis que le monde est monde, et qui surpassaient tout ce que ses confrères pouvaient montrer dans leurs salons.
Source : Gallica

Gaston Escudier Les saltimbanques : leur vie, leurs moeurs (1875)

C'est à qui saisira le mieux son adversaire pour lui faire toucher les épaules : Il faut les voir ces deux'hommes, se roulant à terre, enlacés l'un dans l'autre, semblables à une masse de chair uniforme, l'œil en feu, les muscles tendus, cherchant par tous les efforts possibles à se renverser l'un l'autre. Il faut les voir, couverts de sable, le corps meurtri par place, profitant de leurs faiblesses mutuelles, pour se saisir violemment et s'agiter, comme on agiterait un roseau ; mais la lutte est longue, ils se relèvent, il faut reprendre haleine : ce sont des lutteurs de force égale
Source : Gallica

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