Gaston Escudier, Les saltimbanques : leur vie, leurs moeurs (1875)
“ La parade vient ensuite, comme argument, renforcer l'exorde du saltimbanque. Tous les sujets de la troupe s'alignent alors sur les tréteaux, et en avant la musique ! Hommes, femmes, en maillots à paillettes, enfants, musiciens costumés en sauvages, tout ce monde se démène : on dirait d'une armée de diables. Le silence se rétablit subitement, et le chef de la baraque, entonnant un immense porte-voix dont la forme ressemble quelque peu aux trompettes du jugement dernier, répète le fameux : « Entrez ! » Et la foule de se précipiter, véritables moutons de Panurge, derrière les allumeurs. ”
