Résumé

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard La Foire Saint-Laurent, son histoire et ses spectacles… (1878)

Une rumeur bourdonnante annonçait le voisinage de la Foire. Ce carrefour de Saint-Lazare, qui lui faisait une sorte d'antichambre, était vraiment un joli coin de Paris-banlieue, haut en couleur, et qui avait, à un moment donné, ses personnages obligés. Au premier plan, dominant tout, ce sont les gros éclats des commères riant et pérorant autour de la fontaine Saint-Lazare (i) , et les jurons pleuvant dru des laquais et des fiacres. Sans souci de ces exubérances de tempérament, voici M. l'abbé de Saint-Lazare qui s'avance au milieu de la chaussée dans toute sa gloire de propriétaire.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard La Foire Saint-Laurent, son histoire et ses spectacles… (1878)

Le théâtre s'appelait une Loge, le spectacle, un Jeu. Les sauteurs sautaient, les danseurs dansaient. Certains cumulaient. Une estrade composait toute la scène : une caisse contenait tous les accessoires, cordes, poids et gobelets. Voilà Pœuf du théâtre de la Foire.
C'est par infiltration lente que la comédie et la musique s'y insinuent : phénomène de génération plus ou moins spontanée, qui appartient à tous les arts.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Heulhard Arthur Heulhard La Foire Saint-Laurent, son histoire et ses spectacles… (1878)

« Le sieur l'Ecluse s'y est signalé par son spectacle, où M. le Lieutenant de police a assisté et a recueilli la dose d'encens que lui devait ce directeur. »
C'était un bohème que ce Lécluse, mais il avait un véritable talent de grime. Il imitait admirablement les personnages de la rue, les postillons claquant du fouet, les maréchaux battant le fer, les cris de Paris, et généralement tous les types populaires. Recherché dans la haute société pour ses imitations, il s'était fait des protecteurs.
On le laissa chanter le vaudeville par pure
tolérance.
Source : Gallica

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