Charles Virmaître

Résumé

Charles Virmaître Paris qui s'efface ([2e édition… (1887)

On lâchait en même temps les animaux; le chat commençait par être effaré, il tournait autour de l'arène, bondissant follement et miaulant à fendre l'âme; le chien se précipitait pour le saisir. Aussitôt le chat, apercevant le mât, y grimpait rapidement ; le Chien essayait de l'atteindre, mais impossible. Le chat, comprenant l'impuissance de son ennemi, s'asseyait tranquillement et se mettait à manger la viande pendue aux crocs. Naturellement, le combat était fini et les spectateurs riaient à se tordre.
Le combat le plus terrible était celui du mulet et de l'âne avec les chiens
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris qui s'efface ([2e édition… (1887)

Cependant aucun coin de Paris n'est plus animé que ce boulevard Montmartre où grouille une population très mélangée, composée le jour d'hommes d'affaires, de marchands de contremarques, de camelots; le soir d'artistes dramatiques, de journalistes. Chacun dans ces parages s'agite pour la vie, cherchant les truffes sur le radeau de la Méduse et parvenant souvent à dénicher la fortune. Sans doute alors, on monte
d'un cran et l'on passe sur le boulevard des Italiens, à moins que l'on ne redescende, en se dirigeant à grande vitesse vers Mazas.
Source : Gallica

Charles Virmaître Paris qui s'efface ([2e édition… (1887)

Les jeunes traitent les vieux de radoteurs, d'esprits chagrins, ils affirment que tout est mieux aujourd'hui qu'autrefois. Qui a raison?
Cela dépend à quel point de vue on se place.
Quand vous parlez du passé, disent les jeunes, vous chantez ce vieux Paris, sans lumière, sans air, dont des quartiers entiers n'étaient que des cloaques, où les bouges les plus infects grouillaient à chaque pas; c'était alors l'âge d'or des voleurs, des assassins et des filles; c'était aussi l'âge d'or des médecins, car des épidémies fréquentes décimaient la population.
Source : Gallica

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