Jean Rosmer, Mam'selle Folle-avoine... (1941)
“ Comme il atteignait la porte-fenêtre du vestibule, le bûcheron Orsino sortait un marteau à la main. A sa vue, le chien recula, se ramassa sur lui-même, prit son élan, prêt à bondir. Ses prunelles lançaient des flammes; dans un retroussis des babines il montrait une double rangée de crocs acérés. Le Sarde s'arrêta, terrorisé. Aurore s'avança. D'un ton sévère, elle ordonna : « Voyons, Maryel, apaise cet animal ! » L'enfant obéit. Elle murmura : « Tout beau, mon toutou! Allons, soyez sage, vilaine bête... Obéissez ! » L'œil injecté, la gueule ouverte, le sloughi refréna son élan. ”
