Mademoiselle de Martignat

Ginette (1881)

Résumé

Mademoiselle de Martignat Ginette (1881)

D'un geste suppliant, le vieillard l'arrête : « Non, dit-il, non, sir Leslie, Mary-Ann n'est rien, n'était rien à mon maître.
— Mais où est-elle, elle, la fille de mon frère ?
Elle est morte peut-être?
— Elle vit! sir Leslie. Elle vit ! »
Et, tandis que la sueur mouille son front d'ivoire, joignant les mains, John ajoute à voix basse : « C'est l'enfant que vous chérissez sous le nom d'Aurore Merton ! »
Sir Leslie ne dit rien ; il ne s'exclame pas ; mais son regard perçant fouille le regard de John, sur lequel il s'est baissé.
Source : Gallica

Mademoiselle de Martignat Ginette (1881)

« Eh bien! qu'est-ce, ma mie? interrogea la chanoinesse. Que vous mande messire Stani?
— Stani s'ennuie! répondit Geneviève, tandis que, comme moi, il pourrait s'amuser.
— S'amuser! répéta lentement Mme la chanoinesse. Ah! voilà le grand mot du jour. S'amuser !. Ma mie, vous seriez-vous imaginé que l'existence est une fête et que la vie est un tournoi? En ce cas, vous êtes dans l'erreur. Donnez à votre frère le conseil suivant : « Veux-tu, à l'avenir, éviter l'ennui : d'un franc paresseux que tu es, deviens un écolier modèle. »
Et, s'adressant au baronnet : « N'êtes-vous pas de mon avis? »
Source : Gallica

Mademoiselle de Martignat Ginette (1881)

Alors, en quelques mots, il apprend à sa nièce ce que lui-même a appris de la bouche de John.
Aurore écoute ses paroles. La surprise entr'ouvre ses lèvres, l'émotion fait battre son cœur; dans ses yeux bleus se lisent les mille sentiments divers qui agitent son âme ; mais, digne nièce de son oncle, elle est forte, elle est calme, elle reste debout.
Le baronnet se tait. Elle se penche sur le lit de John : « John, dit-elle, — sa voix est celle de son père — John, chaque jour, mon oncle et moi, nous prierons Dieu de vous bénir.
— Bien, ma fille, » murmure sir Leslie.
Source : Gallica

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