Mademoiselle de Martignat

Élements biographiques

Mademoiselle de Martignat Les vacances d'Élisabeth (1878)

Les petits vivent de peu, J'ai du vin et du pain tendra Et le soleil du bon Dieu.
C'est bonhomme Qu'on me nomme, La santé, c'est mon trésor, Et bonhomme vit encor, Et bonhomme vit encor.
S'il pleut, j'ai mon parapluie; S'il fait froid, j'ai mon manteau; Et si parfois je m'ennuie, Je m'en vais voir couler l'eau.
C'est bonhomme Qu'on me nomme, La santé, c'est mon trésor, Et bonhomme vit encor, Et bonhomme vit encor.
« Hé! l'ami, cria Nel, en s'adressant au petit chanteur, pourrais-tu me donner un renseignement?
— Oh! que oui, répondit l'enfant, si vous voulez m'aider à finir mon sifflet. »
Source : Gallica

Mademoiselle de Martignat Ginette (1881)

D'un geste suppliant, le vieillard l'arrête : « Non, dit-il, non, sir Leslie, Mary-Ann n'est rien, n'était rien à mon maître.
— Mais où est-elle, elle, la fille de mon frère ?
Elle est morte peut-être?
— Elle vit! sir Leslie. Elle vit ! »
Et, tandis que la sueur mouille son front d'ivoire, joignant les mains, John ajoute à voix basse : « C'est l'enfant que vous chérissez sous le nom d'Aurore Merton ! »
Sir Leslie ne dit rien ; il ne s'exclame pas ; mais son regard perçant fouille le regard de John, sur lequel il s'est baissé.
Source : Gallica

Mademoiselle de Martignat L'Oncle Boni (1880)

Pendant cet aparté du baron de Nanjac, Maître Laportalière n'avait pas perdu son temps. Il avait, en très peu de paroles, mis sa fille au courant de la situation :
« C'est l'oncle de feu monsieur Régis de Nanjac, notre regretté bienfaiteur, lui avait-il dit. Aide-moi à tenir ma promesse.
– Oui, père, » avait répondu l'enfant.
Puis, étendant les deux mains en avant, comme font les malheureux frappés de cécité, elle avait couru au baron.
« Que me veux-tu, petite ? lui demanda ce dernier, en s'efforçant d'adoucir sa voix.
– Vous parler de vos petits-neveux. »
Le baron fronça le sourcil.
Source : Gallica

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