“ Eh bien, oui, cela lui faisait de la peine, quoi d’étonnant ? C’est toujours triste de s’être trompé, d’être déçu dans son attente. Comme Hélène, il avait cru à la naïveté de cette fillette, à l’innocence de ce gai sourire, à la candeur de ses yeux bleus ; et, sans le vouloir, à son insu, il lui avait fait une place dans sa vie, bien petite d’abord, par reconnaissance, en voyant sa sœur si heureuse. Et puis, de la gratitude, il avait passé à l’amitié, oui, à l’amitié, quoi d’étonnant encore ? ”
Suzanne Gagnebin
Résumé
“Petite Nell”, est une œuvre de Suzanne Gagnebin. Des thèmes tels que Petite Nell, Olympe ou Nestor y sont abordés.
Citations de Petite Nell (Suzanne Gagnebin)
“ Oh ! Petite Nell, je voudrais vivre, je voudrais me guérir pour... pour changer, mais je crois que je ne peux plus. Il la regarda d’un air troublé, et elle se pencha pour l’embrasser et essuyer la sueur qui perlait sur son front. — Je n’aurai pas même été un ouvrier de la onzième heure ; je m’en irai sans avoir rien fait, ni pour toi, ni pour personne, ni pour Dieu. — Louis, mon chéri, tu sais bien comme tu m’as rendue heureuse. Il sourit tristement. — Tu n’es pas difficile ; mais si je guéris, ajouta-t-il, le regard brillant d’espoir, tu ne me reconnaîtras plus, Petite Nell. ”
“ Mais quand il faut céder, quand la mort arrache de nos bras tout ce que nous aimions, il se fait en nous un écroulement qu’aucune parole ne saurait décrire. Lorsque tante Olympe rentra dans la chambre et qu’elle vit la fillette assise à la même place, sa petite main posée sur celle de sa mère, sa jolie figure presque aussi blanche, aussi rigide que la sienne, elle s’avisa pour la première fois, que cette grande tranquillité était pour le moins un peu singulière. ”
