Robert de Fauconnet, Sel et poivre : nouvelles (1879)
“ Un cri déchirant se fit entendre, et Louise roula sanglante sur le parquet de la chambre; alors, perdant la tête, les yeux hagards, le visage livide et le couteau san- glant à la main, Pierre se précipita comme un fou dans la direction du château. Il courut un quart d'heure, puis, s'arrêtant, il trempa sa tête brûlante dans l'eau claire d'un ruisseau et, le calme revenu, il mesura l'étendue du crime qu'il venait de commettre. — Il n'y a plus à reculer, se dit-il, je tuerai le comte; mais, comme je veux me tuer après, il ne faut pas qu'on puisse m'en empêcher. ”
