Résumé

A. d' Augerolles Souvenirs d'Asnières. Mademoiselle de Fontanges… (1852)

Veux-tu être à moi? — Marie, dis, le veux-tu?.
J'oublie le passé!. je te couvre de mon amour comme d'un manteau de vierge!. Nous irons où tu voudras, vivre seuls!. loin du monde, dans un pays où personne ne nous connaîtra. Que m'importent les préjugés? Que m'importe ta faute? Je t'aime et je t'absous!. Veux-tu?
— Oh ! dit Marie a voix basse en essayant de se dégager de ses bras; — et mon fils, Raoul?.
Il s'arrêta, les lèvres frémissantes, l'œil ardent, le cœur oppressé.
Source : Gallica

A. d' Augerolles Souvenirs d'Asnières. Mademoiselle de Fontanges… (1852)

Ja-
mais! jamais !
— De quoi parlez-vous ? dit Marie. — De votre femme?. Hélas ! c'est bien de cela qu'il s'agit!.
Votre femme n'a pas quitté sa province, et c'est moi.
- En vérité! dit la Fontaine dont le visage s'épanouit tout d'un coup sous l'impression d'une gaieté aussi franche que naïve. — Vous ne me trompez pas? c'est bien vrai?. Demandez-moi - ce que vous voudrez, madame, je suis à vous corps et âme !.
— Écoutez-moi donc ! dit Marie avec une telle
gravité que le bonhomme en fut frappé lui-même.
Source : Gallica

A. d' Augerolles Souvenirs d'Asnières. Mademoiselle de Fontanges… (1852)

Le roi lui répondit d'une voix basse et émue : — Parlez, madame, je promets de faire ce que vous désirerez.
— Eh bien ! reprit Marie, il est dans le monde un homme que j'ai aimé uniquement, et dont je devais porter le nom. — Quand je serai morte, je veux qu'on ouvre ma poitrine et qu'on en retire mon cœur, qui est à lui aujourd'hui comme autrefois. J'ignore en quel lieu Raoul cache son désespoir. Mais vous pouvez tout, sire; jurez-moi que vous lui ferez parvenir ce triste gage. Le jurezvous?
— Je le jure! dit le roi sourdement, en proie à une émotion pénible.
Source : Gallica

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