Henry de La Madelène,
Les Amours d'Asnières
(1874)
“ Le roi répondit d'une voix basse et émue : — Parlez, madame, je promets de faire ce que vous désirerez. — Eh bien ! reprit Marie, il est dans le monde un homme que j'ai aimé uniquement, et dont je devais porter le nom. — Quand je serai morte, je veux qu'on ouvre ma poitrine et qu'on en retire mon coeur, qui est à lui aujourd'hui comme autrefois. J'ignore en quel lieu Raoul cache son désespoir. Mais vous pouvez tout, sire ; jurez-moi que vous ferez parvenir ce triste gage à M. d'Aigueperse... Le jurez-vous? — Je le jure ! dit le roi sourdement, en proie à une émotion pénible. ”
