“ En dépit de la riante modestie du paysage, c’est bien l’Auvergne, car voici à l’horizon le Puy de Dôme qui dresse sa tête pointue et la gigantesque bosse de son épaule. Où qu’on aille dans cette région, on ne peut l’éviter; sur la route d’Aigueperse, sur celle d’Effiat, de la terrasse du château de Randan, partout, nous l’apercevons qui semble nous faire signe d’entrer dans cette terre pittoresque dont il est 55 le gardien. La petite ville d’Aigueperse se compose de deux lignes parallèles dont une grande route forme l’intervalle. ”
Aigueperse
Définition et enjeux
Citations sur “Aigueperse”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ Venait ensuite le père commun, Monseigneur l'Evêque, entouré de ses vicaires généraux, des membres de son conseil et des curés de plusieurs des principales paroisses du diocèse. Les parents de M. le Curé fermaient la marche. Une foule immense formait la haie le long de ce cortège, aussi touchant qu'imposant. A la tête, marchait la musique d'Aigueperse. Une douce joie régnait dans tous les cœurs et rayonnait sur tous les visages. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ Après la messe, M. le Curé- d'Aigueperse a reçu à sa table, sous la présidence de Monseigneur, ses parents, ses amis, et plusieurs notables de la ville et du canton. M. Saynes, maire d'Aigueperse, a porté à M. le Curé un toast avec des paroles d'un grand tact et d'une grande cordialité qui sont allées au cœur du Pasteur avec d'autant plus de force que le premier magistrat d'Aigueperse y a introduit très heureusement l'idée du clocher, que M. Imberdis a tant à cœur comme complément de sa magnifique église. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie mathématique, physique et politique de toutes les parties du monde…
(1803-1805)
“ Aigueperse est une petite ville située dans une belle plaine, sur le ruisseau de Luzon , le long duquel elle s'étend , ne formant qu'une seule rue. On trouve dans ses environs une fontaine, dont les eaux, à ce qu'on prétend, suffoquent les animaux qui en boivent, et les oiseaux qui en goûtent tombent morts sur-le-champ. Elle bout à gros bouillons, et fait du bruit comme l'eau qu'on jette sur de la chaux ”
Adolphe Vachet, Les paroisses du diocèse de Lyon… (1899)
“ En 1100, un seigneur d'Aigueperse, Archimbaud Le Blanc, fonda en ce lieu un hôpital, qui devait être desservi par des religieux. Il leur donna sa forêt pour en tirer toutes leurs nécessités et y engraisser des pourceaux au temps des glands, de plus toute la tombée des eaux pour y établir des moulins, et enfin tout le pâturage de ses prés après qu'on aurait récolté les foins. Les évêques d'Autun, desquels relevait Aigueperse, non seulement acceptèrent cette donation, mais aussi firent des libéralités à cette fondation nouvelle. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ M. le Curé prenait quelquefois sur lui les charges qui incombaient à certains nécessiteux de sa paroisse. La ville d'Aigueperse est l'étape des troupes qui marchent dans la direction de Paris. Une fois, le nombre des militaires fut tel que de petits ménages, pauvres et fort étroitement logés, furent contraints d'en héberger plusieurs. ”
La Faye de l'Hopital, Quelques Éclaircissements historiques et généalogiques sur Michel de L'Hôpital et sa famille… (1863)
“ Voilà pourquoi on y chercherait vainement la maison rendue célèbre par la naissance du plus illustre chancelier de France; c'est une erreur de croire qu'il y est né. Aigueperse était bien le chef-lieu du comté de Montpensier, le siége de la justice, mais n'était pas le lieu de résidence des ducs de Rourbon. Quand ils étaient dans le comté, leur demeure était le château de Montpensier, situé à quelque distance d'Aigueperse. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ A Aigueperse, la vénération dont on entourait unanimement M. Imberdis ajoutait encore au prestige sacerdotal. Et ce prestige enfantait des vocations. Dieu se sert quelquefois des vues humaines des parents pour peupler le sanctuaire de dignes ministres. Tandis que le jeune homme, à un âge où l'orage des grandes passions n'a pas ravagé son cœur, se donne à Dieu pour l'amour du sacrifice, les parents, guidés souvent par des intentions moins pures, favorisent la vocation de leurs enfants. Les familles d'Aigueperse pouvaient compter sur le concours de leur Pasteur. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ Aigueperse, lazariste ; Billet, rédemptoriste, etc. Le Pasteur eût été heureux de faire les frais de ces pieux exercices, mais les âmes généreuses qui partageaient son zèle pour la sanctification de la jeunesse, ne lui laissaient que la seule satisfaction de donner l'hospitalité au prédicateur. Aux exercices spirituels s'ajoutaient d'innocentes et utiles récréations. ”
Maximien Parchappe, Études sur le goître et le crétinisme (1874)
“ Des observations sur les contrées qui séparent Paris de Charabéry en passant par l'Auvergne, l'ont conduit à rapporter ces contrées à deux zones : l'une, comprise entre Chambéry et Aigueperse et comprenant les départements de l'Isère et du Puy-de-Dôme, où les eaux contiennent peu et quelquefois point d'iode ; l'autre, s'étendant d'Aigueperse à Paris, comprenant des contrées presque toutes alimentées par des eaux qui se rapprochent, par la proportion d'iode, de celles de la Seine ou du New-River, qu'on peut considérer comme le type des bonnes eaux potables. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ Mais, depuis bien des années, le digne prêtre s'était créé une autre famille qu'il affectionnait d'un amour ni moins sincère, ni moins généreux. Le prêtre à la tête d'une paroisse est un père, et les âmes confiées à son zèle composent sa famille. Dès les premiers jours, M. Imberdis s'attacha sincèrement à ses paroissiens pour rester et mourir au milieu d'eux.' L'un de ses amis, M. Quiquandon, lui disait un jour : « La paroisse d'Aigueperse n'est pour vous qu'un pied-à-terre, vous monterez plus haut. — - Non, mon ami, répondit résolument M. Imberdis, j'ai marqué ma place au cimetière. » ”
Louis de Ribier, Preuves de la noblesse d'Auvergne… (1907-1933)
“ II. — Contrat de mariage de Mre Gilbert-Henri-Amable de Veiny d'Arbouse, chevalier, seigr de Villemont, gouverneur en survivance du duché de Montpensier et de la ville d'Aigueperse, fils de Jacques de Veiny d'Arbouse, écuyer, seigr de Villemont, Neuville et Saint-Genest, baron de Jayet et de Poisat, bailli, capitaine et gouverneur de Montpensier et de la ville d'Aigueperse, et de dame Antoinette Pascal, sa femme ”
Adolphe Vachet, Les paroisses du diocèse de Lyon… (1899)
“ Des habitations se groupèrent auprès de l'Hôpital d'abord, de la Collégiale ensuite, mais Aigueperse jusqu'à la Révolution n'eut jamais le titre de paroisse, c'était simplement une annexe de Saint Bonnet-des-Bruyères, qui appartenait au diocèse d'Autun. Le doyen du Chapitre était curé de Saint Bonnet, mais il résidait à Aigueperse, tandis qu'un vicaire desservant résidait à la paroisse. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ M. le Curé se chargea de trouver une maison convenable et d'en payer le loyer. Le 14 janvier 1879, trois Sœurs, conduites par la Mère Antoinette, supérieure générale, arrivaient à Aigueperse. M. Imberdis leur fit un accueil tout paternel ; mais comme il avai-t l'habitude d'agir sous le regard de Dieu, avant de les accompagner dans la maison qu'elles devaient occuper, il leur recommanda de se rendre à l'église pour demander la bénédiction de Notre-Seigneur au très Saint-Sacrement, « afin que vous puissiez faire ici beaucoup de bien, ajouta-t-il. » ”
Louis Duval, Chartes communales et franchises locales du département de la Creuse (1877)
“ Si un homme ou femme de ladite ville et franchise fait fermance à Aigueperse d'aucune somme ou autre chose, celui qui prendra (lisez qui perdra) , ne sera tenu de payer mais un septier de vin, ou dix-huit deniers tant seulement, supposé que la fermance fût de grande valeur. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ A son arrivée à Aigueperse, M. Imberdis trouva quelques survivants de l'ancienne Confrérie de Saint-Eloi, composée d'ouvriers ; mais l'indifférence qui régnait dans la classe ouvrière ne lui permit pas de réorganiser cette association. armée d'élite qui secondait les efforts du Pasteur par l'apostolat d'une vie édifiante et d'une généreuse participation aux bonnes œuvres paroissiales. Dans les entretiens particuliers adressés aux membres de ces Confréries, M. le Curé épanchait avec plus d'effusion son cœur de Pasteur et de père. ”
François-Marie Emy, Vie de M. l'abbé Imberdis, curé de Notre-Dame d'Aigueperse… (1892)
“ « Un souffle d'en haut avait passé par là ; rien ne coûtait Aux sacrifices, joyeusement on ajoutait des sacrifices nouveaux. Plusieurs familles avaient offert des vitraux. Deux seulement manquaient. J'ai l'idée, continue M. Redon, de mettre les patrons de M. le Curé et de M. le Maire, tous les deux admirables de dévouement pour l'œuvre. J'en parle à cinq ou six personnes, et, en deux heures, je trouve les 1,200 francs nécessaires. » L'Etat accorda un secours de 9,000 francs. Là ne s'arrêta point la générosité des habitants d'Aigueperse. ”
A. Mézières, Mirabeau d’après un livre récent
“ Le père, qui connaissait mieux le caractère de son fils pour l’avoir pratiqué plus longtemps, avait cependant prévenu le bailli. « Prends garde, écrivait-il, si tu veux le mener dans le grand, qu’il ne mène ta bourse dans le vide... pour manger dans la main, c’est le premier homme du monde. » Si bien averti et si défiant qu’il soit, l’intraitable marquis ne résiste pas davantage à l’ascendant de Mirabeau, une fois qu’il a consentit, le recevoir dans le château d’Aigueperse en Limousin, où ses affaires l’appellent. ”
Jean Aicard,
Maurin des Maures
“ Dès qu’apparaît, au fond de leur ciel indigo, un pâle nuage, tout le monde en profite pour quitter le travail. Il est même arrivé, il y a quelque dix ans, dans la petite ville d’Aiguebelle, une histoire assez plaisante qui vous montrera mieux que toutes les gloses à quel point les gens de Provence détestent la pluie, ou, si vous voulez, pourquoi ils l’aiment, en faisant semblant de la détester. Aiguebelle est une ville de dix mille âmes, comme vous ne l’ignorez point, monsieur le préfet, puisqu’elle est votre administrée. ”
Jean Aicard,
Fleur d'Abîme
(1894)
“ Il voulait lui donner son enfance même, être à elle depuis toujours.Il y était aidé par ce long séjour de Marie dans ce château d’Aiguebelle, dans ce parc sauvage où bruissaient éternellement les grands pins d’Alep qui répondent au bourdonnement éternel de la mer. Il la conduisait sur les grèves, et aussi en bateau à la pêche, avec sa sœur. Et dans les moindres plis de sa robe il y avait pour lui une grâce mystérieuse dont son âme était enchantée comme par une magie.On visitait en voiture tout le voisinage : le fort de Brégançon, les mines de cuivre des Bormettes, les salins d’Hyères ”
F. Em. di Pietro, Histoire d'Aiguesmortes (1849)
“ Après avoir exhorté les peuples, fatigués de la guerre, à se livrer aux transports inespérés de la joie, il annonce que le père des dieux a prescrit à la Paix de descendre sur la terre. A son aspect, les deux monarques ennemis concluent une alliance éternelle dans la cité que côtoie le canal autrefois creusé par Marius. — Car telle était, dans ces temps, l'origine que l'on attribuait à la ville d'Aiguesmortes. — Alors, remontant sur son char tout rayonnant d'or, elle fait asseoir Charles et François à ses côtés. Des flots de peuple suivent et précèdent le char. ”
Aubin-Louis Millin, Voyage en Savoie, en Piémont, a Nice… (1816)
“ François I, Lesdiguières et le Maréchal de Créqui y avoient déja triomphé longtemps avant l'époque où nos bataillons passèrent là Maurienne, pour conquérir l'Italie, sans qu'on ait pu présumer qu'il fût possible de s'opposer à leur marche audacieuse. Les voyageurs ont décrit Aiguebelle comme une ville pauvre. Aujourd'hui tout y annonce plutôt l'aisance; ses maisons peintes, ou au moins blanchies, lui donnent même une apparence assez gaie. Elle n'a, il est vrai, qu'une grande rue ; mais elle est très-longue. ”
F. Em. di Pietro, Notice sur la ville d'Aiguesmortes… (1821)
“ Munie de sa tour et de ses remparts, Aiguespiortes devenait une place de haute importance, dans ces temps où les grands vassaux de la couronne prenaient si souvent les armes contre leur Souverain. Elle se recommandait de plus à l'attention du Monarque , sous le rapport de l'industrie et du commerce, par les salines qui l'avoisinent et par sa double communication avec le Rhône et la Méditerranée. Mais l'insalubrité de son climat et la stérilité de son terrain devaient faire craindre qu'elle ne fût bientôt dépourvue d'habitans. ”
Jean Ajalbert, Au cœur de l'Auvergne (1922)
“ Voici les vacances, le village, les fêtes du Reinage.On a du lard et du pain blanc, on boit du Vivarais... Je danse la bourrée aussi, et j’embrasse tant que je peux... Il y a aussi la promenade d’Aiguilhe, toute bordée de grands peupliers. De loin, ils font du bruit comme une fontaine.Après une année à Saint-Étienne, avec quelle fièvre le collégien revient « au pays » ! Il fait le grand garçon. ”
Casimir Gaillardin, Vie du R. P. Dom Étienne (Pierre-François de Paule Malmy… (1841)
“ Il vous appartient plus qu'à personne de faire connaître votre saint abbé, le Père Etienne; car votre maison est remplie de la bonne odeur de ses vertus, et tout mort qu'il est, il y prêche encore d'une manière bien vive et bien éloquente. Elle est son ouvrage ; c'est lui qui a fondé Aiguebelle au milieu des contradictions et des privations de tout genre. Ce monastère était bien modique et presque ruiné quand je le vis pour la première-fois. ”
L Paulet, Eyguières, son histoire féodale… (1901)
“ Castrum de Aqueria et mieux de Aquaria, tel est le nom latin qui a servi à la formation du nom provençal Eiguiero et d'où est venu le mot français Aiguières, Ayguieres au XVIe siècle, et finalement Eyguières, vers le milieu du XVIIe siècle. Il est de toute évidence que dans chacune de ces langues le nom gracieux du pays qui nous occupe fait penser à l'eau. L'existence de plusieurs canaux creusés pour l'irrigation et de plusieurs fontaines, celle de la Gorgue, appelée Font-Vieille, celles de Borme et de Gilouse surtout, suffirait pour justifier et expliquer le nom que porte Eyguières. ”
Jean Aicard,
Fleur d'Abîme
(1894)
“ Il est certain que M. d’Aiguebelle avait conçu un de ces amours qui rendent subitement aveugles, et même sourds, les hommes les plus perspicaces. IILa comtesse Louis d’Aiguebelle, mère de ce comte Paul sur qui Marie Déperrier avait jeté son dévolu, s’effrayait du sentiment qui menaçait de lui prendre son fils.Cette jeune Parisienne n’était pas de son monde. Personne ne la connaissait autour d’elle, dans le pays de Provence qu’elle habitait. Dès que son fils lui eut parlé de la jeune fille, elle écrivit à l’abbé Tardieu, ancien précepteur du jeune homme. ”
Aubin-Louis Millin, Voyage en Savoie, en Piémont, a Nice… (1816)
“ A peine a-t-on quitté la vallée d'Aiguebelle qu'on est dans la Maurienne. Je n'ai pas l'envie de rechercher, si ce nom vient, comme on le prétend, des Maures qui ont pénétré dans ces montagnes, ou de ceux que les Romains entretenoient dans leurs armées. En la traversant, on est tenté d'adopter l'opinion qui le fait dériver du triste aspect que donne à tout le pays le schiste noirâtre qui en fait le noyau. Depuis Aiguebelle jusqu'à Lans-Ie-Bourg, on ne perd jamais l' Arc de vue. Quelquefois on suit ses bords, mais le plus souvent on les quitte ”
F. Em. di Pietro, Histoire d'Aiguesmortes (1849)
“ Ceux qui se trouvent dans la position la plus élevée les accueillent libéralement dans leurs foyers, et tous, en général, se montrent à leur égard empressés, affables et prévenants. Cette hospitalité, en quelque sorte patriarcale, a été louée dans plusieurs ouvrages modernes; car ils sont nombreux, les écrivains, les poëtes, les peintres, les archéologues, qu'ont attirés, depuis quelques années, dans Aiguesmortes, cette immense tour de Constance aux historiques souvenirs, ces remparts toujours si frais et si jeunes, sur lesquels cependant près de six siècles ont passé. ”
Jean Aicard,
Fleur d'Abîme
(1894)
“ Ah ! ma chère petite, le grand cœur, le brave homme, c’est toi ! XIVCe fut pour tout le pays des Bormettes une mémorable journée que celle du mariage du comte Paul d’Aiguebelle. D’Hyères aux Bormettes ce fut, tout le jour, une véritable procession de voitures, sur la grande route poudreuse. Tous les landaus d’Hyères et même de Toulon avaient été réquisitionnés, et les cantonniers s’émerveillèrent de voir tant d’uniformes d’officiers de marine dans la campagne. ”
F. Em. di Pietro, Notice sur la ville d'Aiguesmortes… (1821)
“ Le mélange de tant de peuples, les nombreux rapports qu'ils avaient entre eux , provoquèrent une décision souveraine pour autoriser dans la ville le libre cours de toutes les monnaies. Dans ces temps de prospérité , Aiguesmortes recevait quelquefois la visite des rois de France. En 151,9, elle posséda dans ses murs Philippe de Valois qui se rendait à Montpellier , travaillant alors à réunir cette cité au domaine de sa couronne. Elle jouit, en 135., de la présence du roi Jean , qui , après avoir tenu dans la même ville les États de la province , retournait à la Cour du Pape , dans Avignon. ”
