M. Legrain

Résumé

M. Legrain Scènes de la vie russe (1897)

Mais il grandit , et le jour qu' il fut d' âge et de force pour le travail , il n' entra plus dans la maison de Maroucia . De temps à autre , il venait , surtout le soir , se blottir près de la porte comme un malfaiteur . Il y goûtait de la vie de celle qui grandissait , de celle qu' il ne pouvait se lasser de voir , et qu' il lui semblait impossible de ne pas aimer . Quand un bruit insolite se faisait entendre , il baisait le seuil de la porte , où les pieds de Maroucia avaient passé et courant il rentrait à la métairie .
Source : Gallica

M. Legrain Scènes de la vie russe (1897)

Personne dans l' isba ne songea à la
suivre .
Du dehors , on n' entendit que des cris et des gémissements : ceux de Marichou dominaient la foule .
– Lâche -moi !... Lâche -moi ! Au secours , au secours !
Seuls le paysan et la vieille restaient calmes et impassibles .
Les uns , les plus croyants se mirent à prier , les autres se retirèrent effrayés .
Marichou cessa de crier ayant la tête inerte entre les bras de son mari .
La vieille prise d' un peu de commisération s' approcha du cercueil et tenta de retirer les bras que le mort semblait avoir enlacés au cou de sa femme .
Source : Gallica

M. Legrain Scènes de la vie russe (1897)

Impossible de les distinguer à travers les vitres gelées ; les gares ne sont que de simples maisonnettes en bois à un étage , entourées d' un jardinet .
La lenteur du train et la virtuosité des voyageurs ne contribuaient nullement à faire prendre le temps en patience .
La chaleur du coupé , chauffé par un poèle le traversant , était insupportable .
Notre voyageuse , par son costume et son extérieur , ressemblait à une dame égarée parmi ces nomades aux longs voyages .
Fatiguée , sans doute , elle voulut sortir ; mais elle ne put ouvrir la porte , sentant qu' un obstacle l' en empêchait .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature