Leopold von Sacher-Masoch

Leopold von Sacher-Masoch

Résumé

Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch Le Legs de Caïn

Quelles absurdités, ce qu’on lit dans les livres allemands, « l’amour céleste, » puis cette idolâtrie des vierges ! Allez ! l’illusion n’est pas longue. Est-ce l’amour, cette niaise langueur qui vous attache aux pas d’une jeune fille ?... Lorsqu’elle fut ma femme, j’eus enfin le courage de l’aimer, et elle de même. Nos deux amours grandirent comme deux jumeaux. À la pana Nicolaïa, je baisais les mains, à ma femme les pieds, et les mordais souvent, et elle criait et me repoussait d’une ruade. — Ah ! l’amour, c’est l’union, c’est le mariage. — Au demeurant, n’est-ce pas tout ce qu’on a ?
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Portrait de Leopold von Sacher-Masoch Leopold von Sacher-Masoch Le Legs de Caïn

De ces grands yeux noirs et humides s’échappait une âme de feu, comme un vampire qui sort d’une tombe, et s’attachait sur le beau visage de l’étranger.
Il était vraiment beau. Il se pencha vers elle par-dessus la table, y jeta quelques pièces d’argent, et demanda une bouteille de vin. — Vas-y, dit le Juif à sa femme.
Elle se courba davantage, s’en alla les yeux fermés comme une somnambule. Mochkou, s’adressant à moi, me dit à voix basse : — C’est un homme dangereux, un homme bien dangereux ! — Et il hocha sa petite tête prudente avec les petites boucles noires massées sur le front.
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