Résumé

Raymond Faure Souvenirs du Nord, ou La guerre… (1821)

Ainsi, le despotisme élevant un rempart autour de l'ignorance, la fortifie, la perpétue; et le peuple, ne connaissant rien de mieux, reste le même. Le paysan russe qui parcourt quelquefois une si grande étendue de pays sans voir de différence, croit que tout est de même partout, que c'est l'état naturel, que rien ne saurait être autrement; il vivrait beaucoup plus long-temps qu'il n'acquerrait pas d'autres idées; au lieu d'en acquérir, il en perdrait s'il en avait à perdre. Le temps ne peut dissiper l'ignorance défendue par des causes aussi puissantes et aussi nombreuses.
Source : Gallica

Raymond Faure Souvenirs du Nord, ou La guerre… (1821)

Mais pour un vol qui exigerait des combinaisons, des précautions, de l'activité, de l'audace, les Russes en sont presque incapables. Il faut dire, à leur louange, qu'ils vont bien rarement attendre les passans sur les grandes routes ; on voyage avec une sécurité parfaite dans toute la Russie; c'est en outre le pays de l'Europe où il se fait le moins de tours de filous. On peut dire qu'ils ont tous les vices et toutes les vertus que donne la paresse, si du moins l'on peut appeler vertu l'absence de quelques défauts ou de quelques vices.
Source : Gallica

Raymond Faure Souvenirs du Nord, ou La guerre… (1821)

Origine de l'esclavage.
« L'ESCLAVAGE est aussi ancien que la guerre, « et la guerre est aussi ancienne que la nature « humaine, » a dit Voltaire. L'esclavage vient
de cette soif naturelle des grandeurs qui fait que toutes les fois qu'un homme peut être supérieur à un autre, il ne veut pas demeurer son égal : tous apportent dans la vie la même prétention, la force en décide. Le vainqueur goûte le bonheur d'être au-dessus de ses semblables
Source : Gallica

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