Résumé

Lettres sur la guerre de Russie en 1812… (1817)

Le mouvement d'une nombreuse population, la richesse des vêtemens, la variété des modes et des costumes , l'élégance des équipages ; tout annonçe l'opulence de la capitale d'un Empire qui, placé aux confins de l'Europe et de l'Asie, participe, sous beaucoup de rapports, de la civilisation de ces deux parties du monde. L'habillement du peuple est asiatique, celui des nobles ne diffère en rien du nôtre : ce n'est ni Vienne ni Berlin, c'est une bien plus belle ville, où l'on peut trouver toutes les jouissances du luxe réunies aux charmes de la civilisation.
Source : Gallica

Lettres sur la guerre de Russie en 1812… (1817)

Si la bataille de Mojaisk ne donne pas d'autres avantages que ceux qu'on nous annonce, ce n'est qu'un triste trophée, une funeste victoire; si, au contraire, on a profité des suites de la bataille; si les quarante ou cinquante mille hommes de la garde impériale, qui n'ont pas donné dans la journée du 7, ont été envoyés à la poursuite de l'ennemi, le reste de l'armée russe peut être détruit, toute son artillerie doit tomber en notre pouvoir.
Source : Gallica

Lettres sur la guerre de Russie en 1812… (1817)

Il est tout naturel qu'on aime un peu la table, dans un climat où il faut une nourriture plus substantielle : cependant, je ne me suis jamais aperçu qu'elle ait donné lieu à des excès pareils à ceux que j'ai vus en Allemagne et en Pologne. Il y règne une gaieté douce et le meilleur ton ; les dames en font les honneurs avec une grâce particulière; elles parlent toutes le français : c'est la langue des salons de bonne compagnie : jamais on ne s'entretient de guerre ni de politique devant nous, bien que ce soit aujourd'hui le sujet de toutes les conversations.
Source : Gallica

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