Résumé

Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch Marcella, le conte bleu du bonheur…

Nous traversâmes le village en silence jusqu’à la lisière de la forêt. Là le comte s’assit, et ses yeux cherchèrent le vieux toit de chaume sous lequel Marcella était née, et où s’écoulait sa vie si calme, si simple et si pure. Il resta longtemps sans parler, puis il dit à mi-voix : — Je l’aime.
— Alexandre !
— Que veux-tu ? Je n’y puis rien.
— Toi, un homme supérieur ! Et comme cela, sans crier gare !
— L’amour vrai naît du premier regard qu’échangent deux âmes, ou jamais...
— Un pareil amour n’est qu’une passion des sens.
Source : Wikisource

Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch Marcella, le conte bleu du bonheur…

Le village dormait ; on n’entendait que le cri lugubre du hibou et le toctoc des vers dans les vieux troncs des arbres qui bordaient la route, un bouillonnement d’eaux invisibles et de loin en loin des abois de chiens, quand la voix puissante de la forêt n’étouffait pas ces faibles bruits. De ci, de là, un filet de lumière s’échappait par une fente des volets fermés, et le murmure d’une prière monotone comme une plainte funèbre résonnait dans une chaumière. Le comte me montra une ferme à droite de la route, où, derrière la haie d’épines, un gros chien blanc faisait la sentinelle.
Source : Wikisource

Portrait de Sacher-Masoch Sacher-Masoch Marcella, le conte bleu du bonheur…

Le monde est si grand, et le passé est là comme un autre monde ! Et la vie est si courte !
La grand’mère se leva, lui fit signe des yeux, et sortit ; il la suivit. Sur le pas de la porte, il se retourna pour m’appeler. Nous traversâmes ensemble le verger, et nous entrâmes dans les champs ; aucun de nous ne disait mot. Enfin la vieille femme prit la parole. — Il vaudrait mieux, mon enfant, que tu ne vinsses plus.
— Pourquoi ?
— Dame ! parce que...
— Parce que Marcella ne peut me souffrir ?
— Non, parce qu’elle t’aime.
Le comte garda le silence.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature