Résumé

Les incendies de la Normandie, en 1830… (1830)

J'implore ma grâce à genoux: dis, Mariette, me pardonnes-tu ? —Tu sais bien que tout à l'heure
je t'ai pardonné devant Dieu : j'ai fait plus, j'ai dit que je t'aimais. Va, tu n'as pas besoin de prier, il te suffit d'ordonner. Lorsque je suis près de toi, je ne sais quel charme invincible me subjugue ; je fais ce que tu veux , je ne suis plus à moi, ma tête s'égare, ma conscience même se trouble ; je ne sais plus distinguer le bien du mal, et je commets un crime comme un acte de vertu.
Source : Gallica

Les incendies de la Normandie, en 1830… (1830)

Valentin rompit son ban. Repris, emprisonné, le désespoir corrompit son coeur :. il déserta la société, maudit ses lois y se jeta dans la fange. Le jeu, les liqueurs fortes, la fréquentation d'hommes dont la position ressemblait à la sienne, avilirent peu à peu son âme, et y infiltrèrent des goûts bas, des penchans vils. Toutes ses passions criaient vengeance, et c'est la société elle-même qui l'avait jeté dans une bande d'incendiaires.
Cependant la nuit redoublait ses ombres sous le vieux chêne de la forêt; là, elle régnait dans toute sa majesté et dans toute son horreur.
Source : Gallica

Les incendies de la Normandie, en 1830… (1830)

Honteuse d'un souvenir profane , le coeur brisé , mais soumis, Mariette détache de la terre toutes ses pensées pour les élever vers le ciel, et laisse tomber sa tête sur le sein de l'homme de Dieu qui veille à ses côtés , et qui, tout en lui dérobant à l'aide d'un grand crucifix de bois l'échafaud dressé devant elle, cherche à faire pénéter jusqu'à son âme quelques-unes de ces douces paroles que la religion inspire , et qui donnent de la force à la faiblesse et de l'espérance au désespoir même.
Source : Gallica

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