Antoine-François Bonvalot

Résumé

Antoine-François Bonvalot Les Vilains et les contrebandiers… (1836)

Le chevalier régarde, pousse un grand cri. Lise Deschamps ! grands dieux ! c'est elle. O Fernand! mon fils, mon cher fils! viens! viens, embrasse-moi, embrasse ton père ! et en proie au plus violent transport, il prend le jeune homme dans ses bras, le presse sur son coeur et pleure de douleur et de joie. Témoin de cette scène à la fois cruelle et louchante, Isaure mêle ses larmes à celles du fils et du père, et reçoit son époux de la main de ce dernier.
Tout souriait à ces coeurs vertueux. Le pieux Jenovephin voulut lui-même consacrer leur union à la face des autels.
Source : Gallica

Antoine-François Bonvalot Les Vilains et les contrebandiers… (1836)

Mais l'âge vint; si l'aurore de la vie eut des roses pour eux, le printemps n'eut plus que des épines. Les soeurs du comte vinrent s'établir au château, et une insurmontable barrière s'éleva entre deux coeurs si tendrement unis et que rien n'aurait jamais dû séparer. Just et Ymogine ont éprouvé toutes les peines que l'on peut éprouver. Dès long-temps, ils ne se parlaient pas, mais quand ils se rencontraient, leurs regards se juraient un amour éternel. Lorsque les Desvallons étaient occupés aux travaux des champs autour du château, Ymogine se promenait tout le jour sur la terrasse
Source : Gallica

Antoine-François Bonvalot Les Vilains et les contrebandiers… (1836)

A des mains fidèles, reprit le Jenovephin. Il est à quelque distance du pont du Navois, un petit hameau habité par des mortels généreux, paisibles, où semblent s'être réfugiées toutes les vertus qui honorent l'humanité. C'est une famille vénérable, composée de sept enfans , frères et soeurs, ils n'ont tous qu'une pensée et qu'un coeur ; jamais harmonie si douce n'a régné sur la terre. La tendre amitié qui les unit est une image de l'amour des anges.
Source : Gallica

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