Eugène Labaume, Coup d'oeil sur les horreurs de la guerre… (1822)
“ Ah ! présentons aux regards des hommes un spectacle différent. Au lieu de ces solemnités coupables, qu'ils voient ce champ de bataille qu'innondent des torrens de sang. Au lieu de cette musique triomphante, qu'ils entendent les cris et les gémissemens des blessés, qu'ils voient couler les larmes de tant d'infortunés qu'une journée semblable à celle de Borodino, a privés pour jamais d'un époux, d'un père, d'un fils ou d'un frère. A quel mépris de la vie, à quelle insensibilité pour les malheurs des hommes sont donc descendus ces êtres coupables qui se délectent dans l'odeur du carnage ? ”
