Résumé

Eugène Labaume Coup d'oeil sur les horreurs de la guerre… (1822)

Ah ! présentons aux regards des hommes un spectacle différent. Au lieu de ces solemnités coupables, qu'ils voient ce champ de bataille qu'innondent des torrens de sang. Au lieu de cette musique triomphante, qu'ils entendent les cris et les gémissemens des blessés, qu'ils voient couler les larmes de tant d'infortunés qu'une journée semblable à celle de Borodino, a privés pour jamais d'un époux, d'un père, d'un fils ou d'un frère. A quel mépris de la vie, à quelle insensibilité pour les malheurs des hommes sont donc descendus ces êtres coupables qui se délectent dans l'odeur du carnage ?
Source : Gallica

Eugène Labaume Coup d'oeil sur les horreurs de la guerre… (1822)

Dans la chaleur de ce combat, plusieurs boulets de canon tirés par l'ennemi, volèrent sur la tête de cette foule malheureuse qui, depuis trois jours, se pressait autour du pont de la Bérézina.
Des obus même vinrent éclater au milieu d'elle : alors la terreur et le désespoir s'emparèrent de toutes les âmes ; l'instinct de la conservation troubla les esprits ; ces femmes, ces enfans échappés à tant de désastres, semblaient n'avoir été conservés que pour éprouver une mort plus déplorable encore.
Source : Gallica

Eugène Labaume Coup d'oeil sur les horreurs de la guerre… (1822)

Chaque peuple à son tour a eu sa part des calamités de la guerre ; chacun d'eux a gémi sous le poids de cet horrible fléau. Dans quelques-uns des pays qui ont été le théâtre de la lutte, l'orage a éclaté avec la furie d'une éruption volcanique. On a vu de vastes provinces dévouées de sang froid à la destruction par le génie du mal, et bientôt elles n'ont présenté qu'un amas de ruines, et à peine la civilisation y a-t-elle laissé quelques vestiges.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature