Résumé

Portrait de Joseph Bédier Joseph Bédier Les crimes allemands : d'après les témoignages allemands (1915)

Par bonds, nous traversons la clairière. Ici, là, ils sont cachés dans les buissons, et maintenant, sus à l'ennemi ! On ne fera pas de quartier. On lire debout, à volonté; c'est tout au plus si quelques-uns tirent à genoux ; personne ne songe plus à s'abriter. Nous arrivons à une petite dépression de terrain : des pantalons rouges gisent là, morts ou blessés, en foule. Nous assommons ou transperçons les blessés, car nous savons que ces canailles, quand nous sommes passés, nous tirent dans le dos.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Bédier Joseph Bédier Les crimes allemands : d'après les témoignages allemands (1915)

« Tu ne tireras pas sur ces malheureux, je le sais, et je te tiens à ma merci, désarmé, parce que tu es moins lâche que moi », comme il implique un hommage à l'ennemi et une humiliation de soi-même, il est presque inconcevable que des soldats puissent y recourir, et c'est pourquoi il représente une invention nouvelle dans la longue série des vilenies humaines, et les plus affreux Pénitentiels du moyen âge ne l'ont pas enregistré.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Bédier Joseph Bédier Les crimes allemands : d'après les témoignages allemands (1915)

Tout ce qui peut se manger est réquisitionné par des soldats non commandés. On a vu plusieurs monceaux d'hommes et de femmes exécutés après jugement. De petits porcs couraient à l'entour, cherchant leur mère. Des chiens à la chaîne n'avaient rien à manger ni à boire, et les maisons brûlaient au-dessus d'eux. Mais avec la juste colère de nos soldats va aussi de pair un pur vandalisme. En des villages déjà absolument vides, ils dressent à leur plaisir l'incendie (le Coq Rouge) sur les maisons. Les habitants me font peine.
Source : Gallica

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