Joseph Bédier,
Les crimes allemands : d'après les témoignages allemands
(1915)
“ Par bonds, nous traversons la clairière. Ici, là, ils sont cachés dans les buissons, et maintenant, sus à l'ennemi ! On ne fera pas de quartier. On lire debout, à volonté; c'est tout au plus si quelques-uns tirent à genoux ; personne ne songe plus à s'abriter. Nous arrivons à une petite dépression de terrain : des pantalons rouges gisent là, morts ou blessés, en foule. Nous assommons ou transperçons les blessés, car nous savons que ces canailles, quand nous sommes passés, nous tirent dans le dos. ”
