Résumé

Alphonse Grasset Les massacres d'Ethe et de Comery…

Chassé par les flammes, le docteur Sédillot s'est traîné à travers les pièces du rez-de-chaussée, remplies de cadavres. Dans un atelier, il a trouvé une échelle. Se hissant avec les dents, avec son bras, avec sa jambe valide, malgré la fumée qui le suffoque, il a gagné une sorte de grenier. Parvenu sous la toiture, il échappe à l'asphyxie, grâce à une ouverture où il peut passer la tête. Par là, il voit les Allemands qui ont découvert les blessés échappés à la tuerie de tout à l'heure et qui les massacrent à coups de baïonnette, puis détroussent les cadavres.
Source : Gallica

Alphonse Grasset Les massacres d'Ethe et de Comery…

Au nord d'Ethe, nous avons laissé, parqués sous la garde de sentinelles, les blessés que le docteur Chon a sauvés des balles du peloton d'exécution.
Torturés par la fièvre et par la soif, ces malheureux implorent du secours. Les médecins veulent s'approcher d'eux : « Weiter ! » (Au large) , crie la sentinelle, en armant son fusil.
Et d'une voix rageuse, elle crie au moribond : « Wenn sie fliehen, Sie sind todt. » (Si vous fuyez, vous êtes mort.)
Toutes les deux heures, les hommes de garde sont relevés par d'autres qui sont ivres et dont la baïonnette est rouge de sang.
Source : Gallica

Alphonse Grasset Les massacres d'Ethe et de Comery…

Les combattants d'Ethe qui ont vaillamment donné sur le champ de bataille leur sang pour la France ; ceux qui, blessés, ont été massacrés ou brûlés vifs, ceux qui, prisonniers de guerre, ont été fusillés de sang-froid alors que toute lutte avait cessé ; les paisibles habitants de ces malheureuses régions, vieillards, femmes ou enfants, qui sont tombés par centaines sous les balles des pelotons d'exécution
Source : Gallica

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