Résumé

Pia de Saint-Henri Souvenirs du régime communard à Paris… (1871)

L'auguste Reine des cieux n'a pas voulu que la Commune détruise le temple où la France entière s'est consacrée à Marie.
Heureusement ce régime infernal touchait à sa fin. Les derniers jours de son règne furent les plus terribles ; on pénétra dans toutes les maisons; on arracha de force les hommes valides pour les mener au feu, ayant toujours soin de les mettre en avant pour se faire un rempart de leurs corps. Les badigeonneurs de pétrole avancèrent rapidement dans leur besogne diabolique. On prépara tout pour une explosion formidable et l'incendie des édifices.
Source : Gallica

Pia de Saint-Henri Souvenirs du régime communard à Paris… (1871)

La Commune leur avait pris les parents, quatorze jours plus tard, tout leur héritage se consuma par les flammes. Les insurgés, après avoir logé dans l'habitation l'incendièrent en partant.
Le mercredi-saint, les premières bombes tombent sur Neuilly ; bientôt une véritable pluie de fer s'abat sur ce gracieux faubourg, semant partout la mort et la destruction. Une heure fit jusqu'à quatre-vingts victimes, dont la plupart des enfants et des femmes. Tour à tour, pris et repris par les Versaillais et les communards, Neuilly devint le théâtre des scènes les plus abominables
Source : Gallica

Pia de Saint-Henri Souvenirs du régime communard à Paris… (1871)

L'inaction forcée de la troupe consterna les habitants de Paris. Les souffrances du dernier siége étaient encore là, avec leurs souvenirs déchirants, et les bons Parisiens ne se souciaient nullement de tomber sous le règne des communards. Cent vingt mille prirent le parti de quitter la ville. Un nombre plus grand encore voulut imiter les premiers fugitifs; mais, halte-là! en vertu de la sainte liberté, la Commune défend de partir sans son consentement. Les vieillards seuls pouvaient acheter, au prix de l'or, la permission de chercher ailleurs paix et sécurité.
Source : Gallica

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