Édouard Delalain

Édouard Delalain

Résumé

Portrait de Édouard Delalain Édouard Delalain Les derniers jours de la Commune… (1874)

DE LA COMMUNE 23
Esquissons maintenant, pour clore cette sanglante journée du 22, la physionomie de l'Hôtelde-ville et des environs pendant la bataille.
La fermentation de la population était à son paroxysme; des barricades énormes s'élevaient à tous les coins de rues et barraient complètement la rue de Rivoli.
Des femmes, de véritables mégères, s'accrochaient aux passants et les obligeaient à porter des pavés : il fallait, bon gré mal gré, prendre la pelle et la pioche, et emplir des sacs de terre.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Delalain Édouard Delalain Les derniers jours de la Commune… (1874)

Comme les misérables qui avaient incendié la veille les bâtiments du quai d'Orsay et le bas de la rue du Bac, les défenseurs de la Croix-Rouge mirent le feu, avant de fuir, aux maisons formant le coin des rues de Sèvres et de Grenelle; et le pétrole venant à leur faire défaut, ils défoncèrent un baril d'absinthe, pris dans la cave d'un marchand de vin, et en versèrent le contenu sur des matelas accumulés contre les devantures des magasins.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Delalain Édouard Delalain Les derniers jours de la Commune… (1874)

Paris a été bien réellement sauvé par l'armée de Versailles, car la grande ville était vouée à une entière destruction ; non-seulement les égouts qui la sillonnent dans toutes les directions, avaient été minés par les gens de la Commune, mais, pour arriver à engloutir d'un seul coup une grande partie de la rive gauche, ils avaient accumulé dans les catacombes un nombre considérable de barils de poudre.
Source : Gallica

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