Prison de la Roquette

Définition et enjeux

La ville lumière : anecdotes et documents historiques… (1909)

En face de l'emplacement de cette prison est située la prison des jeunes détenus ou Petite Roquette.
De 1851 à 1900, toutes les exécutions capitales eurent lieu devant la prison de la Roquette, sur une petite place circulaire bordée par les terres-pleins environnants. Cinq larges pierres, formant un carré et présentant une surface plane au niveau des pavés, étaient destinées à recevoir les énormes pièces de bois, servant de base à l'échafaud que, dans l'argot des prisons, on appelle de ce nom expressif : « l'Abbaye de Monte à Regret ». La guillotine y était dressée pendant la nuit
Source : Gallica

Frédéric Thomas Les Vieilles lunes d'un avocat… (1869)

Muni d'une lettre d'introduction, je me rendis à la prison de la Roquette.
J'attendis discrètement au greffe, où je crus avoir été oublié, tant j'avais l'air d'être du personnel de l'établissement; mais on vint enfin m'avertir et m'introduire dans une pièce haute en plafond, percée de plusieurs fenêtres, et que je n'oublierai de ma vie.
La salle est d'une nudité froide, violemment éclairée par une lumière crue qui tombe de haut sur les parois de ces murailles blanches. Aucun coin ne reste dans l'obscurité; on dirait que les objets n'ont pas d'ombre.
Source : Gallica

Souvenirs d'un bourreau de Paris (1877)

L'ORGIE AU PIED DE L'ÉCHAFAUD
Dix-neuf jours après l'étrange comdamnation de Troppmann, à quatre heures du matin, le quartier de la Roquette est en rumeur. Dans la rue, la foule roule, s'étend, se développe comme un long ruban noir, sur un sol fangeux. Des interstices de la prison masquée par la guillotine, des jets de lumière se projettent sur ses poteaux rouges et luisants.
Source : Gallica

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