Résumé

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot La grande Florine : suite et fin des "Étrangleurs" (1879)

Non, non, répéta Lorenz d'une voix brusque.
– A la bonne heure. Et je vous en félicite, car je vois que vous l'aimez toujours passionnément.
– Oui, fit-il, devenu sombre, toujours. C'est pour elle que j'essaye de m'enrichir, c'est pour que tous ses caprices soient satisfaits.
– Elle serait bien ingrate, fit Florine toujours souriante, de méconnaître un tel dévouement.
Elle se leva, prit une cigarette, l'alluma à une bougie qui brûlait sur la cheminée, et, lançant dans l'air une bouffée de fumée, elle jeta négligemment ces mots :
– Que les hommes sont bêtes !
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot La grande Florine : suite et fin des "Étrangleurs" (1879)

Vous aimez une autre femme que moi.
– Et cette autre s'appelle la marquise de Ribas, n'est-ce pas ?... Vous faites erreur, Jeanne. Je n'ai point d'amour pour la personne dont vous parlez. Je n'ai jamais aimé que vous, je n'aime que vous. Je le jure !
Cette affirmation était si nette et prononcée avec un tel accent que, tout d'un coup, le visage de Mlle Guérin s'éclaira.
Dans son coin, Zoé Lacassade venait de faire un mouvement ; elle s'était tournée vers Robert, et jetait sur lui un regard encore soupçonneux.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Belot Adolphe Belot La grande Florine : suite et fin des "Étrangleurs" (1879)

Cette belle humeur avait fini par désarmer Lorenz. S'il n'avait pas résolu de se taire, il aurait dit : « Oui, maintenant que je suis sur la voie, je reconnais en vous, malgré vos cheveux gris et votre maquillage, non pas la grande Florine, puisque je ne l'ai jamais vue, mais le petit vicomte. »
Comme si elle lisait dans sa pensée, elle reprit en se levant :
– Mon Dieu, oui, je suis le petit vicomte, et j'ai un rude chic en homme, n'est-ce pas ? Quand je pense que votre femme ne m'a pas reconnue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature