“ Il rejoignit de Ribas. — Dites-moi, cousin, que n’allons-nous prendre Antioco Tolugheddu ? il nous conduirait dans ses montagnes ; ce sont les meilleures : c’est un bon chasseur. — Si c’est pour notre hôte que tu veux éviter les querelles, je veux bien, dit de Ribas, dont Effisio me rapporta plus tard les paroles. Pour moi, je m’en moque ; si les Ollenais veulent se frotter à nous, je suis prêt. Mais pour notre hôte... Eh bien, soit ! allons chez Tolugheddu. ”
Ribas
Définition et enjeux
Citations sur “Ribas”
J.-M. Des Journaux, La Fille des tsars, ou la Croix latine et la croix grecque… (1873)
“ Ribas se présenta au palais de la princesse, fort de celte assurance, et en compagnie du comte de Lacy. L'aventurier, habile à jouer tous les rôles, s'avança vers la princesse avec une attitude plus respectueuse que jamais. ”
“ Dites vos plans à de Ribas ; commencez-les sous ses yeux ; il croira à votre fortune, et il sera fier de vous. — Je ne sais pas ; il est routinier, vous dis-je, et pour lui la seule occupation digne d’un homme est de chasser, monter à cheval, surveiller les travailleurs. Vous lui prouveriez qu’il peut décupler son revenu en se consacrant à l’agriculture, qu’il n’en ferait rien ; et pourtant il souffre d’être pauvre. En tout cas, si je prenais la bêche, comme vous me le conseilliez tout à l’heure, il regarderait cela comme un déshonneur. Grazia elle-même, peut-être, serait de son avis. ”
“ Tolugheddu ne peut pas rendre votre fille heureuse. Moi seul... car e l’aime tant !... Elle m’aime aussi... Don Antonio, vous n’êtes pas un mauvais père... De Ribas qui tenait encore la main du malade, d’un air compatissant et bon, recula et sa physionomie devint pleine de menace et de colère. — Elle t’aime, cria-t-il ! Qui a dit cela ? Mensonge !... Si je le savais, je la tuerais ! Ma fille est une honnête fille ; elle n’aime et n’aimera personne que l’époux que son père lui présentera. Effisio tombait foudroyé. Je me hâtai de lui donner des soins, tandis que de Ribas sortait. ”
“ Eleonora de Ribas fut trahie par son fiancé. Elle prit un des pistolets de son père et, attendant l’infidèle sur un chemin par où il devait passer, elle l’étendit mort, après lui avoir reproché son crime. Plus tard, elle épousa don Marco Sarcedo, qui s’honorait d’une telle femme. Ainsi sont respectés ceux qui se défendent. Ceux-là sont les lions de la cité ! Les autres n’en sont que le vil troupeau, que chacun peut fouler aux pieds. — Déjà, s’écria la mère, la dague des Tolugbeddu a goûté du sang des Nieddu ! C’est une histoire vieille de cinquante ans ; mais le passé enseigne le présent ”
“ Il signor n’entend pas le sarde, lui dit le conducteur ; c’est un Français. Et il ajouta, s’adressant à moi en italien, que don Effisio était allé prendre part à une grande chasse dans les environs, qu’il ne reviendrait pas avant deux ou trois jours, et que ce cavaliere était son cousin, don Antonio de Ribas. ”
“ Je l’ai dit à de Ribas ; mais il ne veut entendre aucune observation. Je ne voudrais pourtant pas, à cause de vous... — Quoi ? que craignez-vous ? — Eh ! dans ce pays les fusils parterat aisément. — Une bataille entre gens du même pays ! — Eh ! mon cher, entre gens da même village, cela arrive parfois. Du moins, dit-il en se reprenant, cela était ainsi autrefois ; maintenant c’est beaucoup plus rare. — Est-il possible ! Et la force publique ? Effisio haussa les épaules d’un air assez méprisant. — Elle fait ce qu’elle peut, mais c’est difficile. ”
Antoine Noguès, Mémoires du général Noguès (1777-1853… (1922)
“ A Ripoill, la résistance des insurgés fut brisée par une attaque de front et une attaque de flanc que je fis avec le 3e léger sur l'ordre et à la satisfaction du général Lamarque. Le lendemain, nous laissâmes Quesnel à Ribas avec le 102e régiment (je ne le revis plus) , et nous, rétrogradant vers Ripoill, nous arrivâmes à 1. Decaen (Charles-Mathieu-Isidore, comte) , 1769-1832, général de division depuis le 11 germinal an VIII, nommé gouverneur de la Catalogne en 1812. 2. Girone, ville forte d'Espagne, chef-lieu de la province de ce nom, à 64 kilomètres au sud-ouest de Perpignan. ”
J.-M. Des Journaux, La Fille des tsars, ou la Croix latine et la croix grecque… (1873)
“ A la deuxième passe, Ribas traversa d'outre en outre la poitrine de Madzinof, qui tomba sans même pousser un cri. Le coeur avait été atteint, et la mort foudroyante. Un prompt coup d'oeil avait appris aux témoins du Napolitain le résultat du coup d'épée de leur chef. Fédor et Ryala coururent au comté, pour le secourir s'il vivait encore. Mais au moment où ils se baissaient sur le cadavre, Maronelli et son camarade bondirent sur eux, et les — 208 — percèrent d'un coup de poignard en moins de temps' qu'il en faut pour te raconter. ”
Frédéric Mercey,
Revue des Deux Mondes
“ La Sainte Famille est exécutée dans un tout autre système et doit être de l’époque où Ribeira, séduit, par la suavité du coloris du Corrège, modifia son style qu’il s’efforça d’adoucir et de rendre plus châtié. Ribeira, cette fois, s’est refusé ces brusques contrastes d’ombre et de lumière qui lui sont familiers et auxquels la plupart de ses compositions doivent leur effet si puissant. Les chairs sont en pleine lumière, les ombres sont transparentes et dorées, et cependant les figures ont un merveilleux relief qu’elles doivent à une richesse d’empâtement qu’on ne saurait trop admirer. ”
Johann Karl August Musäus,
Contes populaires de Musaeus
(1900)
“ Comme Rips ne voulait pas être l'instrument de l'injustice, il donna congé au juge, qui, pour sa peine, le fit jeter dans un cachot; mais il eut bientôt fait de s'échapper par le chemin ordinaire des Esprits, c'est-à-dire par le trou de la serrure. Cette première étude de la nature humaine ne lui inspira pas pour elle une grande affection. Il retourna avec chagrin à sa cime neigeuse, et de là, il considérait les riantes campagnes embellies par l'industrie humaine, et il s'étonnait que Dame Nature accordât ses dons à cette race bâtarde. ”
Maxime Du Camp,
Le Salon de 1867
“ M. Ribot ne varie pas dans ses goûts, et il reste fidèle au culte exclusif qu’il a voué à Ribeira. De l’étude à l’imitation, de l’imitation au pastiche, il y a une distance que M. Ribot a franchie sans hésiter. On a eu beau le mettre en garde contre une tendance fâcheuse, il n’a voulu rien écouter, et aujourd’hui encore il nous montre un tableau qui a l’air d’une copie servile d’une toile de l’Espagnolet ; rien n’y a été omis, pas même la patine noire que l’âge a dû lui donner. De tout temps, M. Ribot a vu noir ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ RIBERA ou RIBEIRA (Joseph) , dit l’Espagnolet, un des grands peintres de l'Espagne, né en 1588 à Xativa (Valence) , m. à Naples en 1659, étudia d'abord à Valence, puis à Rome, où il reçut les leçons de Caravage, et séjourna tantôt à Naples, tantôt à Rome, tantôt à Madrid, où il travailla pour Philippe IV. Il s'est plu le plus souvent à représenter les massacres, les supplices, les tortures, et a réussi à rendre les scènes les plus horribles avec une effrayante vérité. ”
Théophile Gautier,
Voyage en Espagne
“ Ribera a peint, dans ce genre, des choses à faire reculer d’horreur el verdugo lui-même, et il faut réellement l’affreuse beauté et l’énergie diabolique qui caractérisent ce grand maître pour supporter cette féroce peinture d’écorcherie et d’abattoir, qui semble avoir été faite pour des cannibales par un valet de bourreau. Il y a vraiment de quoi dégoûter d’être martyr, et l’ange avec sa palme paraît une faible compensation pour de si atroces tourments. ”
Léo Bachelin, Tableaux anciens de la galerie Charles Ier… (1898)
“ Alors, de 1610 à 1650, Ribera mena une vie de travail et de luxe inouïs. Comblé d'honneurs et de commandes, il se vit aussi entouré d'un cortège brillant d'élèves, tels que Salvator Rosa, Aniello Falcone, Luca Giordano. Mais l'abondance et le faste de sa vie n'adoucirent point son pinceau ; âpre et robuste, il continua à voir la création en noir, et à la peindre, à peu d'exceptions près, sombre et triste comme il la sentait. ”
Thomas Mayne Reid,
Les partisans : roman
(1883)
“ Ce qu'il savait encore, c'est que les lanciers étaient d'excellents cavaliers, une troupe d'élite, et que le boute-selle allait sonner. La physionomie de Ruperto Rivas trahissait maintenant les alarmes les plus sérieuses, mais non pas la perte de tout espoir; il avait ses plans. « Laissez là votre lime, dit-il brusquement à son ami, ce n'est pas le moment de s'en servir davantage. remettons cela à une meilleure occasion; nous n'avons plus qu'une chose à faire, c'est d'abandonner la voiture dans quelques instants. » ”
Louis-François Raban, Justine, ou Les malheurs de la vertu
“ Mais heureusement cela suffit : cinq ou six bourses tombèrent en même temps dans le chapeau que tendait Risbac, et le brave capitaine s’écria, après s’être assuré que c’était bien des espèces qu’on venait de lui donner : — Lieutenant, faites relever les armes, et qu’aucun homme ne bouge ; fouette, postillon ! Les chevaux partirent au galop, et nous nous élançâmes à travers champs. Il fallut bivouaquer pendant le reste de la nuit ; mais nous prîmes aisément notre mal en patience. Au point du jour l’argent fut compté : nous possédions un peu plus de cinq cents francs. ”
Jules Verne,
L'Agence Thompson and C°...
“ Mais les environs immédiats de la Villa da Praya étaient accessibles, et les quatre touristes les visitèrent en tous sens. Une journée fut consacrée à la ville de Ribeira Grande, ancienne capitale de l’île et de l’archipel, détruite en 1712 par les Français. Ribeira Grande, d’ailleurs encore plus insalubre que la Praya, ne s’est jamais bien relevée de ses ruines depuis cette époque, et sa population n’a cessé de décroître. Elle est aujourd’hui tombée à un chiffre insignifiant. On a le cœur serré en passant dans les rues désertes de la ville déchue. ”
Albert Wolff, Mémoires d'un Parisien. Voyages à travers le monde… (1884)
“ Le duc de Rivas , qui est grand d' Espagne et chambellan du roi , se rend à Madrid pour les fêtes ; après quoi il retournera à ses études à Paris . C' est par excellence le type du grand seigneur digne de ce nom , amoureux de tout ce qui peut intéresser un homme aussi haut placé par son intelligence que par son blason . ”
Léonce de Lavergne,
Une Révolution populaire. — Masaniello…
“ Quant à l’Espagne, patrie de M. le duc de Rivas, elle éprouvera sans doute un autre sentiment en lisant cette étude historique sur le soulèvement de 1647 : c’est le bonheur d’avoir échappé pour son propre compte à la secousse révolutionnaire qui vient de bouleverser l’Europe. Sous ce rapport, le cœur tout espagnol de M. le duc de Rivas doit être satisfait. Il fut un temps, et ce temps n’est pas bien loin de nous, où l’Espagne avait aussi ses Masaniello et ses Annese. ”
Pietro Martire d' Anghiera, De orbe novo : les huit décades (1907)
“ Ribera a pour instructions de présenter à l'Empereur, au nom de son maître, les cadeaux qu'il lui envoie; quant aux autres cadeaux, deux des 1 officiers, qui, comme nous l'avons dit, sont restés aux Açores, les présenteront au nom de leurs collègues. Ce Ribera connaît la langue de Temistitan. Rien d'important n'a été exécuté pendant toute la guerre qu'il n'y ait pris part. Il est toujours resté aux côtés de son maître. Il n'a été envoyé par lui que bien des jours après le départ de ses compagnons. Il pourra nous rendre de tout ce qui s'est passé un compte plus exact. ”
Thomas Mayne Reid,
Les partisans : roman
(1883)
“ Ce qui donnait à cette supposition une grande vraisemblance, c'était l'apparition de son ancien capitaine; mais à quel titre? dans quel but? L'allure seule des chevaux indiquait quelque chose d'extraordinaire; peut-être se rendait-il à San-Augustin par cette route? Il y avait des troupes casernées dans ce village ; qui sait si elles ne s'étaient pas déclarées pour les libéraux? Rivas se rendait sans doute au-devant de ces régiments pour les ramener en ville ; àchaque moment ils pouvaient déboucher sur Calzada, là, où la voiture venait justement de les tourner. ”
M. Sand, Six mille lieues à toute vapeur
“ À trois heures, chacun prend une monture toute fraîche, et par un nouveau sentier non moins pittoresque et non moins exposé aux ardeurs du soleil que celui déjà parcouru, nous arrivons au village de Ribeira, où nous trouvons toute la population sur la grève, les enfans, filles et garçons, dans la mer, la chemise relevée sous les aisselles, le ventre au soleil, nous admirant d’avance dans la personne de nos canots et de nos marins. ”
Hippolyte Larrey,
Discours prononcé aux obsèques de Ribes…
(1864)
“ M. Ribes vivait fort retiré du monde, trop retiré peut-être, car le monde oublie les hommes de labeur et de dévouement comme celui-là, qui n'avait jamais démenti sa réputation de modestie, et qui en portait l'empreinte jusque dans sa physionomie calme, dans sa démarche lente, dans ses gestes modérés, dans son langage retenu et presque silencieux. ”
Alexis Bouvier,
Le mouchard
(1880)
“ Voyons, Ripai, ne parlons pas des vieilles histoires, il faut à tout prix connaître l'homme qui est reçu par la maitresse d'Adolphe. – Si tu veux, je vas faire une chose, je monte, je fais une vie de polichinelle, je te casse tout, m'ami ! si on n'ouvre pas. à la fin on finit par ouvrir, je te fais des excuses au gône et je le vois. – Mais lorsque tu l'auras vu, tu ne pourras pas me dire qui il est. Ripal se gratta le crâne : c'était vrai, il pouvait voir l'homme, et, se trouvant devant une personne qu'il n'avait jamais vue, il était dans l'impossibilité de donner aucun renseignement. ”
Félix Mouttet, L'Espagne : 1868-1870 : gouvernement provisoire… (1870)
“ S'il était juste d'incarner tout un mouvement et de résumer toute une situation dans un seul homme, on pourrait dire que le relief acquis, dans ces derniers temps, au nom de Rivero ; que sa popularité auprès des Cortès, qui venaient de lui décerner la présidence ; que le crédit et l'autorité qu'il avait auprès du gouvernement, comme auprès du peuple, — indiquaient assez clairement quelle était alors la tendance générale des esprits. M. Rivero, l'un des hommes les plus instruits de l'Espagne, éminent orateur, avait des aspirations républicaines et démocratiques. ”
Louis Clément de Ris, Le Musée royal de Madrid, par M. le Cte L. Clément de Ris… (1859)
“ Né en 4588 dans la pittoresque bourgade de San Felipe de Xativa, Ribera travailla chez le Caravage jusqu'à la mort de celui-ci, arrivée en 1609, et quoiqu'il ait étudié postérieurement les œuvres du Corrége, l'éducation première et sa propre nature reprirent bien vite le dessus, et il ne tarda pas à exagérer jusqu'au génie la sombre manière, la violence de touche, la recherche de la réalité de son premier maître. Aucun peintre n'a poussé aussi loin l'exactitude et la précision dans des scènes de martyre et de torture à faire lever le cœur. ”
Alexis Bouvier,
Le mouchard
(1880)
“ Et qu'est-ce que tu dis, ma mie ! fit Ripal en serrant précieusement le billet. Prenez ça ! et tant mieux ! s'il vit !. – Je dis, Ripai, que demain tu quitteras ta place. – Hein ! – Demain, tu vas t'occuper de me chercher une situation. – Moi ! – Oui, tu es seul, sans amis, sans famille. moi aussi ! tu me l'as dit ! eh bien, tu seras mon. mon père, ta famille c'est moi et mon enfant. – Et qu'est-ce que tu veux faire de moi ? – J'ai maintenant des amours et des haines. – Ah ! bon Dieu ! tu parles comme une folle. C'est l'argent qui te tourne la tête. ”
Michèle Nicolaï, La pagode aux cobras
“ Rigo est trop loin de ceux dont les bonzes se sont montrés satisfaits pour surprendre le secret de l’accord. Au sein de l’immobilité de la foule, il essaie de se dégager, de reculer hors des rangs qui le pressent. Si adroitement qu’il s’y prenne, son mouvement est insolite et, tout de suite, c’est vers lui que les quatre bonzes dirigent leurs pas. Il est pris, toute retraite est coupée ! ”
Paul Rousselot, Les mystiques espagnols : Malon de Chaide… (1867)
“ Ribéra ne manque pas de constater la bonne harmonie qui régnait entre eux et la réformatrice ; ils l'encouragèrent, lui fourairent quantité de directeurs, son meilleur historien espagnol, des traducteurs en latin et en français, et même des disciples. Le premier fut ce même Ribéra, bien qu'il ait été son confesseur, fort goûté d'elle pour son expérience de la spiritualité, et rangé au nombre des contemplatifs les plus favorisés des grâces divines. Né l'an 1537 en Castille, et mort en 1591, il était entré dans la société de Jésus en 1570. ”
