Michèle Nicolaï, La pagode aux cobras
“ L’officiant a terminé et maintenant il parle aux pèlerins. Son allocution est courte, faite en termes hermétiques, pleine de mystérieuses allusions. Rigo s’étonne que certains mots lui échappent. Il comprend le sens général de ces paroles de haine qui contiennent des menaces contre les blancs — croit-il. Seule, la fin lui paraît claire... « Le grand cobra sortira de la forêt pour détruire ses ennemis. » C’est à ce moment que deux bonzes, se détachant du groupe, s’avancent devant le bouddha et, soufflant dans des instruments qui ressemblent à des flûtes, modulent une sorte de danse lente... ”
