Résumé

Félix Mouttet L'Espagne : 1868-1870 : gouvernement provisoire… (1870)

L'Europe entière a les yeux fixés sur l'Espagne.
Le spectacle d'une révolution, s'accomplissant avec rapidité et presque sans obstacles; marchant, sous une énergique impulsion, vers un but immense, glorieux, — qui est le rêve de tous les peuples et sera le dernier mot de leurs destinées : « Le triomphe absolu de la souveraineté nationale avec un gouvernement démocratique, de quelque nom d'ailleurs qu'il doive se revêtir : aujourd'hui monarchie et demain république »
Source : Gallica

Félix Mouttet L'Espagne : 1868-1870 : gouvernement provisoire… (1870)

Les Cortès n'y pouvaient tomber, sous peine de livrer la nation aux horreurs de la guerre civile.
Qu'en pensent aujourd'hui ces rêveurs généreux qui s'épuisent, dans les congrès de la paix, en discours impuissants pour la suppression des armées et l'extinction de la guerre? Les hommes s'ingénient de plus en plus à perfectionner l'art de se détruire ; les armées sont plus nombreuses qu'elles n'ont jamais été, et la guerre la plus formidable dont ait parlé l'histoire fait aujourd'hui couler des torrents de sang, et plonge deux peuples dans le deuil et les larmes !
Source : Gallica

Félix Mouttet L'Espagne : 1868-1870 : gouvernement provisoire… (1870)

Lui décréter une majorité précoce n'était qu'un expédient, dont l'Espagne craignait d'encourir le ridicule. Il fallait assurément une régence. Mais, si cet état de choses, — dont, en somme, le pays ne se trouvait pas mal depuis un an, — avait des inconvénients, la jeunesse du duc de Gênes présentait aussi un avantage : la nouvelle Constitution, qui impose au roi bien plus de devoirs qu'elle ne lui concède de droits, est telle qu'il ne paraissait pas inutile d'élever un roi dans son giron, pour qu'habitué dès longtemps à la respecter comme une mère, il ne lui prît jamais l'envie de la violer.
Source : Gallica

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