Résumé

Angel de Miranda L'oeuvre de la révolution espagnole… (1869)

Il n'y a que des esprits superficiels ou des ennemis de la Révolution qui puissent prétendre le contraire.
La question d'ordre public ne pouvait être tranchée d'emblée dans un pays où le peuple est ignorant, fanatique, exalté par suite de tant de siècles d'obscurantisme, et où il s'est accoutumé à ne reconnaître d'autre autorité que celle qui s'impose par là force. Or, il était impossible de recourir à la violence, du jour où l'émancipation était proclamée, sans trahir la liberté, la Constitution, et mentir au programme révolutionnaire.
Source : Gallica

Angel de Miranda L'oeuvre de la révolution espagnole… (1869)

Comme conséquence naturelle de la liberté religieuse et de la liberté d'enseignement, la révolution a proclamé la liberté de la presse, sans laquelle toutes ses conquêtes resteraient vaines et illusoires. La presse est la voix de l'intelligence. L'asservir, c'est vouloir mutiler la pensée, c'est arracher la langue à la raison humaine. Le génie espagnol, rapetissé et comprimé dans les étroites limites d'une tolérance mesquine, avait perdu peu à peu sa vigueur, son originalité, sa vie en un mot.
Source : Gallica

Angel de Miranda L'oeuvre de la révolution espagnole… (1869)

Equilibrer un budget qui se traduit depuis des années par un déficit de 33 p. 100, déficit qui devait s'augmenter encore par la suppression des monopoles de l'Etat et par l'abolition de certains impôts odieux ; liquider l'arriéré formidable laissé par l'ancien régime, et faire face à toutes les dépenses d'une guerre civile, dans les deux continents, c'est là une besogne qui n'était certes pas aisée.
Ceux qui s'étonnent qu'elle n'ait pas été terminée en douze mois — une minute dans la vie d'un peuple — ont une singulière façon de juger les choses.
Source : Gallica

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