A. Gardin Du Boisdulier

Résumé

A. Gardin Du Boisdulier Alphonse XII et son règne (1887)

M. Canovas del Castillo l'avait fort bien dit le 6 juin 1870 : « Une monarchie, créée par le vote d'une assemblée, est la plus faible, la moins propre à s'enraciner, la plus éphémère, la plus caduque de toutes. » Singulière idée qu'eurent les hommes d'État d'Espagne d'en arriver à cette résolution, étrange spectacle de voir les courriers de la Péninsule galopant sur toutes les grandes routes pour chercher et ramener un roi, et trouvant partout porte close.
En effet, par un retour spontané de l'opinion, le fils de la reine Isabelle venait d'être replacé sur le trône de ses pères.
Source : Gallica

A. Gardin Du Boisdulier Alphonse XII et son règne (1887)

En arrivant en Espagne, Alphonse XII salua la patrie comme un soldat qui ne respirait que pour elle; la patrie le couvrit d'acclamations d'amour, d'enthousiasme et de gratitude. Toute une nation se leva pour bénir ce jeune roi qui allait rétablir la paix, l'ordre légal, la concorde et la liberté.
On entendit des accents d'allégresse sur tous les points de la Péninsule, entraînée dans une admirable manifestation nationale, et cette impulsion
qui rapprochait les Espagnols de leur roi était l'impression que la légitimité avait répandue dans tous les cœurs.
Source : Gallica

A. Gardin Du Boisdulier Alphonse XII et son règne (1887)

Les effets des ressentiments et des rancunes politiques, on ne saurait trop le dire, ne profitent jamais aux hommes ni aux affaires du pays.
C'était donc un pas décisif vers le rétablissement du régime parlementaire, et le caractère constitutionnel officiellement imprimé à la monarchie du roi Alphonse XII.
Voilà les espérances réalisées, non pas de ceux qui font profession de craindre et de haïr
la liberté, mais de ceux qui en ont connu les nobles émotions, en ont seiiti la bienfaisante influence.
Source : Gallica

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