Victor Cherbuliez,
L’Espagne politique. — I. — Le caractère espagnol et la monarchie constitutionnelle
“ L’ouvrier de Madrid et de Séville dépense en un jour de liesse le fruit de son épargne, et se résigne sans effort à vivre de régime jusqu’à ce que sa tirelire, remise à flot, soit grosse d’une nouvelle folie. Pareillement le peuple espagnol se paie à lui-même de temps à autre la fête d’une révolution : arrive que pourra, il a fait ce jour-là ce qui lui plaisait ; quelles que soient les conséquences de son action, il se sent de force à les supporter. L’Espagne vit au jour le jour ; nulle part les lendemains ne sont si légers, on les soulève comme une plume. ”
