Victor Cherbuliez,
L’Espagne politique. — III. — Les commencemens de la république espagnole
“ Le peuple espagnol se compose en grande partie de véritables enfans de la nature, qu’on peut dans l’occasion faire sortir de leur naturel ; — ce transport ne dure guère, ils en reviennent par une pente fatale à préférer un plaisir à une idée, un air de mandoline à un raisonnement. Quand le fanatisme leur prend le cœur, c’est par les yeux qu’il est entré. Ils ne haïssent pas la société, mais ils sont capables de haïr jusqu’à la mort le froc d’un moine soupçonné d’être l’espion des carlistes, ou l’éperon du conquérant qui chevauche au travers de leur patrie et de leurs souvenirs. ”
