Résumé

Corradi Six mois en Espagne, lettres..… (1822)

Il est bien que la nation ait entre ses mains une défense plus forte que l'attaque, dans le cas d'une tentative quelconque de la part du pouvoir exécutif. Mais la situation de l'Europe, l'état de guerre ou au moins d'inimitié, dans lequel l'Espagne s'est placée envers le triumvirat du nord avec son nouveau pacte social, ne devaient-ils pas conseiller aux Cortès de suspendre l'exécution de cette loi pendant quatre ans au moins ? N'est-ce pas une imprudence de déposer les armes lorsque le despotisme reste armé de pied en cap?
Source : Gallica

Corradi Six mois en Espagne, lettres..… (1822)

L'ignorance où l'on y est des aisances et des commodités de la vie , est peut-être la cause qui fait que chez les Espagnols l'amour de l'indépendance nationale est beaucoup plus fort que l'amour de la patrie. Durant la révolution , les Français se battaient pour leur patrie comme pour leur maîtresse adorée ; dans la dernière guerre les Espagnols se battaient pour leur indépendance comme pour leur honneur personnel. Par ce même amour de la patrie, et plutôt que de la voir en proie au fer et aux flammes, les Français se soumirent, en 1814 et 1815 , au joug de l'étranger.
Source : Gallica

Corradi Six mois en Espagne, lettres..… (1822)

Aucun des peuples de l'Europe, pas même ceux qui avaient tant de fois été vaincus et humiliés par Napoléon , ne détestait autant ce conquérant pendant son règne, que le peuple espagnol; cependant, sa mort n'a produit, chez aucune nation, une sensation aussi pénible. La générosité espagnole n'a pu voir avec indifférence le droit des gens violé à son égard, et ce grand homme abandonné de l'univers entier, mourir sur le rocher de l'exil, après avoir rempli le monde de sa renommée.
Source : Gallica

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