Alphonse de Beauchamp, De la Révolution d'Espagne, et de son Dix-Août… (1822)
“ Il frappa les murs de Barcelonne, d'où partit un cri d'alarme qui retentit dans toute l'Espagne. A ce cri, la peste et la guerre civile fondent sur ses plus belles provinces. Alors plus de lois, plus de chefs ; tout ordre cesse, et, pour conquérir du pain, un peuple de spectres arme ses mains mourantes; le délire s'empare des esprits, et le désespoir faisant taire tous les sentimens de la nature, le père craint son fils, le frère s'arme contre le frère, l'épouse redoute l'époux, le vieillard expire abandonné. ”
