Résumé

Alphonse de Beauchamp De la Révolution d'Espagne, et de son Dix-Août… (1822)

Il frappa les murs de Barcelonne, d'où partit un cri d'alarme qui retentit dans toute l'Espagne. A ce cri, la peste et la guerre civile fondent sur ses plus belles provinces. Alors plus de lois, plus de chefs ; tout ordre cesse, et, pour conquérir du pain, un peuple de spectres arme ses mains mourantes; le délire s'empare des esprits, et le désespoir faisant taire tous les sentimens de la nature, le père craint son fils, le frère s'arme contre le frère, l'épouse redoute l'époux, le vieillard expire abandonné.
Source : Gallica

Alphonse de Beauchamp De la Révolution d'Espagne, et de son Dix-Août… (1822)

Dès qu'on vit ce Prince, issu de la noble famille qui nous gouverne depuis tant de siècles, s'efforcer de préserver son peuple du fléau des révolutions, on l'outragea journellement dans des écrits mis
au jour sous une influence connue et funeste. Nos libéraux qui voulaient renverser toutes les légitimités, se déclaraient hautement les protecteurs des colons espagnols soulevés contre leur Roi. Tous les jours, ils abreuvaient d'insultes les Monarques dont la politique repose sur des bases étrangères à l'esprit de révolution qui a dévasté et qui dévaste l'Europe.
Source : Gallica

Alphonse de Beauchamp De la Révolution d'Espagne, et de son Dix-Août… (1822)

La révolution espagnole actuelle, sœur cadette et dégénérée de la révolution française, n'en a et n'en aura jamais ni l'éclat trompeur ni les accès de gloire. Dans ses crimes même, elle lui est inférieure, ne pouvant lui être comparée que par la violence de sa faction perturbatrice. A la vérité, ses premiers révolutionnaires montrent plus d'énergie que nos constitutionnels de 1791, qui laissèrent évanouir honteusement l'édifice mobile qu'ils avaient élevé sur les ruines de la monarchie française.
Source : Gallica

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